Maintenir l'égalité d'accès à une application, au fil des mises à jour

Antoine Oury - 15.07.2014

Lecture numérique - Applications - Apple - National Federation of the Blind - applications


La National Federation of the Blind (NFB), comme son homologue européen l'European Blind Union, porte la cause des publics empêchés de lire auprès des gouvernements, mais aussi des acteurs privés. La NFB, qui surveille attentivement le marché des appareils électroniques, salue depuis plusieurs années l'avance d'Apple dans le domaine de l'accessibilité. Mais l'invite à renforcer sa vigilance quant aux applications mises à jour.

 


my iPhone family pile

Les appareils Apple sont réputés les plus accessibles du marché grand public

(Blake Patterson, CC BY 2.0)

 

 

Une simple mise à jour, et l'application semble revenir au niveau zéro de l'accessibilité. Si la National Federation of the Blind a toujours salué les efforts d'Apple dans le domaine de l'accessibilité, notamment avec l'outil VoiceOver, elle invite le constructeur à améliorer sa politique de mise à jour des applications. 

 

Bien entendu, ces dernières relèvent de la responsabilité des développeurs, mais la NFB rappelle qu'Apple a mis en place tous les outils nécessaires pour rendre les applications totalement compatibles avec VoiceOver. Ce dernier permet d'ajouter une voix qui guide l'utilisateur dans son usage de l'écran tactile et des différents boutons des applications.

 

Cependant, au fil des différentes mises à jour de iOS et des applications, la NFB note une « prolifération d'applications inaccessibles » au sein de l'App Store. La fédération réclame simplement que la marque à la pomme mette sur pied un mécanisme pour signaler aux développeurs que leur application n'est pas compatible avec VoiceOver. Voire même refuser les applications non conformes, dans un souci d'égalité d'accès.

 

Apple le fait bien avec d'autres types d'application, dans un souci de conformité aux règles commerciales qu'il instaure dans sa boutique, et pourrait étendre ce contrôle aux modalités d'accès. D'autant plus que les effets peuvent être dévastateurs, rappelle la NFB, aussi bien dans la vie professionnelle que dans le quotidien des personnes concernées.