Mangas et animes, la cible privilégiée des sites pirates

Clément Solym - 25.03.2019

Lecture numérique - Législation - piratage liens Google - référencement URL contrefaçon - anime manga piratage


La contrefaçon sur la toile n’a rien d’une sinécure : les sites poussent comme de la chienlit, et se débarrasser des liens violant le droit d’auteur est une activité à temps complet. Google, qui a promis depuis quelques années de s’atteler au problème, diffuse un rapport de transparence sur les demandes de suppression de contenus. 

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ActuaLitté, CC BY SA 2.0
 

Voilà de quoi donner le vertige : en octobre 2013, Google annonçait qu’il déréférençait 8 liens supposément pirates par seconde. C’était alors plus de 60 millions de liens chaque année qui passaient à la trappe du moteur de recherche. Fin 2017, c’était un seuil de 3 milliards annuels qui était passé, et voici qu’en cette fin de premier trimestre 2019, la barre de 4 milliards est franchie. 

Plus de piratage ? C’est une option. Plus d’outils pour que les ayants droit puissent faire valoir la défense de leur production, également. Mais la démultiplication des demandes de déréférencements n’est, à proprement parler, pas forcément le signe que les mauvaises habitudes se généralisent. 

Le dernier baromètre français sur les usages du livre numérique montrerait cependant que le recours au piratage est en hausse : avec 22 % d’internautes, soit 5 % de plus, c’est toutefois pour des raisons de disponibilité — ou d’absence d’offre — qu’ils se rabattent sur les ebooks piratés. Or, la majorité des répondants, 69 %, assure ne jamais avoir téléchargé illégalement — et avance le respect du droit d’auteur comme premier frein. La pédagogie ferait effet.



 
Si l’on en revient aux chiffres communiqués par Google, plusieurs points sont à prendre en considération : d’abord, l’industrie du livre semble assez peu concernée par les demandes de déréférencements. Avec quelques nuances : en effet, VIZ Media, société spécialisée dans la diffusion d’animes et mangas (ainsi que de jeux vidéo), apparaît en 4e position du classement des ayants droit en colère. ? Avec 208,7 millions d’URLs identifiées comme contrevenantes au droit d’auteur, elle laisserait entendre que le secteur serait le premier concerné. 
 
Une tendance qui se confirmerait si l’on regarde la suite des structures qui ont formulé des demandes de suppressions de liens : Toei Animation, avec plus de 40 millions d’URLs, FUNimation Entertainement, avec 34 millions, ou encore la Japan Creative Contents Alliance LLC, avec 22,8 millions d’URLs. 

Le premier éditeur hors manga ou anime que l’on retrouve serait HarperCollins, avec 12,6 millions d’URLs, et qui n’entre qu’à la 50e position — sur 168.587 titulaires de droits qui ont formulé une demande cela dit. Le tout pour un total de 2,28 millions de domaines concernés.

Et sans trop de surprises, on retrouve deux sites consacrés au manga dans la liste des 10 domaines les plus concernés par les demandes de suppression 


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