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Marché de l'application-livre : un monde à part

Clément Solym - 31.01.2012

Lecture numérique - Applications - Application - Marché - Stratégie commerciale


Un sondage pessimiste à l'égard des applications avait été dévoilé à l'occasion de la Digital BookWorld Conference. Seuls 19 % des cadres des maisons d'édition américaines pensent que l'application représente un réel plus face au ebook. Mais une étude plus poussée de la stratégie de vente des éditeurs tend à démontrer que l'application est un phénomène encore largement sous-exploité.

 

Un chiffre démontre de la popularité des applications. 75 % des éditeurs créent et commercialisent des applications. Malgré cela, ils sont 85 % à penser que le système n'est pas durable économiquement parlant. Voilà à l'heure actuelle la situation paradoxale des applications dans le monde de l'édition.

 

Mais il s'avère que la réalité est bien plus complexe que ça. Comme nous il nous a été donné de l'entendre, la création d'application demande du temps et des investissements, mais le résultat est souvent, si ce n'est toujours, remarquable. Si le produit en tant que tel n'est pas incriminé, quelle peut donc être la cause de l'échec, tout relatif, des applications ?


Le marché est complexe oui, mais il y a des issus

 

En premier lieu, leur coût. Une application, malgré les avancées technologiques, nécessite de vrais efforts financiers. Mais surtout, le défaut majeur des applications, ou plutôt de leur environnement, c'est leur commercialisation.

 

Les gros éditeurs de livres imprimés qui créent également des applications ne comprennent pas ce marché spécifique. La première raison à cela est leur manque d'adaptabilité. S'il l'ebook ne demeure qu'un dérivé du livre imprimé, l'application est un tout nouveau produit, qui demande donc une stratégie commerciale particulière. Ce que ne savent pas faire les éditeurs, trop enfermés sur les anciennes techniques de ventes, rattachées à celle du livre « classique ».

 

L'avenir passe par les petits

 

Dans sa structure actuelle, le marché du livre ne peut pas accepter le commerce d'applications. Et pour cause, ce sont deux marchés et donc deux marketings différents. Cette situation est observable auprès de la stratégie commerciale des applications qui ont le plus de succès. On y retrouve les mêmes ingrédients que lors d'une sortie de jeux vidéo. En grande partie parce qu'ils ont quelques caractéristiques communes, comme les modifications ultérieures qu'on peut leur apporter ou une durée de vie plus longue que l'est celle d'un livre par exemple.

 

Le constat est donc particulièrement critique vis-à-vis des grandes maisons d'édition, incapables de s'adapter à ce nouvel outil formidable qu'est l'application. À l'opposé, ce sont les petites maisons qui profitent du filon. En effet, elles sont davantage capables d'accorder leurs stratégies commerciales en fonction des produits qu'elles vendent, et donc peuvent s'ajuster plus facilement si jamais elles produisent des applications.

 

Les gros mangés par les petits. Le monde de l'édition serait donc moral finalement ?




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