Médias, services, cybermarchands : la terrible dépendance à Google

Clément Solym - 18.04.2018

Lecture numérique - Usages - dépendance moteur recherche - référencement sites internet - médias marchands internet


La dépendance des sites internet au moteur de recherche est connue : le référencement est le nerf de la guerre, que ce soit pour les sites marchands ou les médias. Une enquête poussée par My Media Group, société spécialisée, expose la dépendance à Google, et ses conséquences.


Google
CE Kent, CC BY 2.0
 

 

Une centaine de sites internet, les 100 premiers établis par Médiamétrie/Netratings, est ainsi passée au crible. François Lienart, directeur des études de My Média Group, souligne combien les moteurs de recherche, et spécifiquement Google, ont créé une dépendance dans le trafic qu’accueille un site. 

 

La réalité, connue de longue date, reste que le trafic, et donc les clients, nécessite d’avoir une plateforme Google-friendly. « Mais comme Google change régulièrement les règles du jeu, les marques présentes sur le web et les producteurs de contenus basculent alors bien malgré eux vers une “Google-dépendance”. », indique François Lienart.

 

Dans les conclusions de l’enquête, on découvre que des sites comme Lidl.fr ou Blablacar.fr seraient les plus autonomes, en regard de Google. A contrario, Doctissimo.fr, ou encore Commentcamarche.net et Notrefamille.com font partie des marques les plus dépendantes. 

 

Dans le secteur de la presse, Liberation.fr serait le média national le moins dépendant, et DNA.fr prend la première place pour la presse quotidienne régionale. Côté pure players, c’est le HuffingtonPost.fr qui affiche le plus d’autonomie en regard des moteurs de recherche.

 

Un patch anti-Google ?
 

Les choses deviennent intéressantes quand on passe au crible les distributeurs. En effet, Amazon.fr passe largement devant Fnac.com, ex-aequo avec Darty.fr, pour exemple. Or, « plus on est généraliste et soumis à un cadre concurrentiel plus dense, plus on est potentiellement dépendant », indique l’étude.

 

David Ringrave, directeur général de My Media Group analyse l’ensemble de ces résultats « Le néo-consommateur s’est en effet habitué à une approche transversale pour effectuer toutes ses requêtes génériques en accordant de moins en moins une confiance aveugle à une marque, à un nom. Les marques les plus puissantes dans un environnement digital sont celles qui sont parvenues à allier une notoriété globale forte et un segment de marché vertical, très identifié, en se hissant comme le N ° 1 ou N° 2 dans leur domaine. »

 

Et de poursuivre : « C’est ainsi que “nous allons sur Leboncoin”, que “nous prenons un Uber”, que “nous réservons un Airbnb” et que “nous sommes Blablacar”. Face à la Google Dependence, les marques doivent acquérir leur puissance d’indépendance jusqu’à leur lexicalisation. Il y a tout juste un siècle, General Motors déposait la marque Frigidaire, une appellation devenue depuis générique. »


Conclusion : la dépendance à Google doit impliquer deux réflexes : consolider et améliorer son SEO pour s’assurer que l’on pourra encore compter demain sur le trafic issu des moteurs de recherche et travailler d’autres canaux, et en particulier son branding, pour devenir moins dépendant sur le moyen terme long terme. A ce titre, les réseaux sociaux peuvent apporter des débuts d’alternatives...
 

L’ensemble de l’étude est proposé ci-dessous : 




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