Mille sabords : la journée consacrée au langage des pirates !

Clément Solym - 20.09.2012

Lecture numérique - Usages - piratage - journée - Stevenson


Diable, on l'avait ratée. Le 19 septembre, comme chaque année, c'est la journée consacrée au langage des pirates, outre-Atlantique, la National Talk Like a Pirate Day. Et pour donner du coffre (au trésor), plusieurs recommandations sont données par le site internet de la manifestation, qui relève plus de la blague potache - avec un fond de réalisme social intéressant. 

 

Que fallait-il faire au cours de cette journée ? Simple : emprunter aux pirates leur langage, en associant à toutes les phrases que l'on pouvait prononcer dans la journée, des termes typiques de cette criminalité maritime.

 

 

 

Au menu, des jambes de bois, des bouteilles de rhum, des oreilles percées, et des perroquets - facile : un filet de sirop de menthe, une dose d'apéritifs anisés et un peu d'eau. Et puis, des têtes de mort, des ossements, des cartes au trésor, évidemment.

 

Le tout est bien entendu placé sous le haut patronat de Robert Louis Stevenson, et de son célébrissime classique Treasure Island. Pensez à vous procurer une version numérique en anglais ou en français, pour stocker sur votre appareil de lecture favori. 

 

Tous les renseignements sur cette journée sont à retrouver à cette adresse.

 

 

 

 

Mais le plus amusant, c'est qu'en cette journée du 19 septembre, pour marquer le 10e anniversaire de cette célébration, c'est une pirate qui s'était retrouvée dans une situation délicate. En effet, une blogueuse allemande et élue du Parti Pirate, Julia Schramm, avait eu la désagréable surprise de découvrir que son livre était illégalement disponible sur les réseaux de partage

 

Un paradoxe fameux, qui avait provoqué la moquerie des uns et des autres, après qu'une plainte a été déposée pour demander le retrait du livre du site où on l'avait découvert. « J'ai déjà rencontré Julia Schramm, elle est très active dans la communauté. Ce qu'il faut d'abord remarquer, c'est que la plainte a été envoyée par la maison d'édition, le retrait de contenu de sa part me semblait bizarre », expliquait Maxime Rouquet, coprésident du Parti Pirate français. D'ailleurs, soulignait-il, le problème se trouverait en amont : l'éditeur n'aurait peut-être pas pris en compte les demandes de l'auteure en matière de partage, ni suivi les instructions laissées.

 

Rudement ironique...