Mondadori : des titres numériques sans DRM, une lueur d'espoir ?

Clément Solym - 07.12.2012

Lecture numérique - Usages - Mondadori - livres numériques - sans DRM


On constate un peu de mouvement du côté de Mondadori, dans la politique de sécurisation de ses livres numériques. Le groupe vient de relâcher quelques ouvrages dans la nature hostile des ebookstores, sans les avoir truffés de verrous numériques, les DRM. De quoi provoquer quelques interrogations sur la toile, quant à un possible revirement dans la ligne éditoriale de l'éditeur ?

 

 

 

 

Mondadori, c'est cette filiale détenue en partie par la Holding de Silvio Berlusconi, et partagée avec Random House. Le groupe Bertelsman, propriétaire de RH, avait annoncé qu'il investirait 54,5 millions € pour racheter la totalité de la société, peu après que la fusion avec la filiale Penguin de Pearson, pour constituer un groupe éditorial commun

 

Or, la presse italienne constate qu'au cours de ces dernières semaines, deux titres, au moins,  viennent d'être commercialisés sans DRM, celui d'Alessandro Forlani et celui de Giulio Leoni. Deux titres présentés comme « DRM Free » par l'éditeur, sans pour autant qu'une communication officielle ne dévoile une nouvelle orientation. 

 

De même qu'en France, rien ne contraint lors de la signature du contrat avec l'auteur, à implanter des verrous, la plupart des éditeurs de petite taille ont tout de même choisi de ne pas ajouter de DRM. Contrairement aux grands groupes, qui ne veulent toujours pas entendre raison. 

 

Est-il étonnant de voir que c'est dans la collection Urania, dédiée aux littératures de l'imaginaire, SF, Fantasy, etc., que la suppression des DRM intervient ? Pas tout à fait : outre-Atlantique, deux filiales du groupe Macmillan avaient amorcé la fin des DRM, Tor/Forge et Momentum. Levée de boucliers immédiate de la part de la maison mère, qui assurait, en mai dernier, que ces maisons étaient relativement isolées dans le groupe, et que cette décision n'avait pour le moment pas vocation à être généralisée

 

En France, si Arnaud Nourry avait pour sa part certifié à ActuaLitté, à l'occasion du Salon du livre de Paris 2012, que l'abandon des DRM n'était pas à l'ordre du jour, Antoine Gallimard, l'année d'avant, avouait, entre deux couloirs, ne pas croire à cette solution de protection. Et qu'au moment où il faudrait se débarrasser des DRM, sa maison n'hésiterait pas

 

Reste que l'absence de DRM est encore loin d'être généralisée, et que l'on attend toujours le grand revirement...