My Library-Online : une plateforme d’échanges entre lecteurs et libraires

Joséphine Leroy - 06.04.2016

Lecture numérique - Applications - plateforme participative - livres libraires indépendants


My Library-Online, plateforme d’échanges entre lecteurs et libraires, est actuellement en pleine campagne de financement. Initié par trois ingénieurs, le site attend d’avoir les financements nécessaires pour approfondir et préciser son offre. 

 

 

 

La plateforme compterait actuellement 250 utilisateurs, 600 critiques publiées et 3.500 ouvrages référencés. De quoi permettre aux lecteurs de constituer des listes « coups de cœur » et d’échanger sur les derniers livres lus. 

 

L’indépendance vis-à-vis des grands groupes d'éditeurs

 

Pour Guillaume Pacilly, l’un des cofondateurs, ce qui différencie My-Library Online d’autres plateformes comme Lecteurs.com (le réseau social moribond de Orange) ou Babelio, c’est son indépendance : « Nous voulons intégrer les librairies indépendantes à cette démarche (...). Notre grande différence, c’est l’indépendance. Nous ne sommes pas liés aux éditeurs par la publicité, on ne va pas être orientés par des annonceurs ».

 

S’ils ont choisi Internet, c’est parce que l’espace permet de « renforcer la proximité entre le libraire de quartier et le lecteur ». En évoquant ces deux acteurs, pas tout à fait au même niveau l'un de l'autre, c'est malgré tout de Lecteurs.com que MyLibrary-Online se sent le plus proche. Un réseau social de lecteur, donc, qui intégrerait la librairie, se profile. 

 

Une publicité pour les librairies, des avis d’experts pour la plateforme 

 

Au début du projet, les fondateurs ont cherché les libraires sur une base de données qu’ils travaillent, depuis, à agrandir. Ils contactent les libraires directement par e-mail. Ce que les librairies y gagnent, c’est le référencement et la participation au sein d’un réseau.

 

Et, grâce à la géolocalisation, les libraires vont toucher plus facilement les lecteurs qui se trouvent à proximité. Sur le site, les libraires ont un espace dédié pour interagir entre eux. Mais l’intérêt, pour le libraire, tient surtout à ce que la plateforme permet une mise en relation adaptée au lecteur connecté.

 

Le projet de développement économique reposera sur trois sources de revenus, assure Guillaume Pacilly. Les recettes seront ainsi liées aux abonnements Premium des lecteurs, ainsi qu’aux abonnements auxquels pourront souscrire les libraires – au-delà des 100 premiers. Enfin, il évoque enfin des « recettes liées aux commissions sur les ventes de livres réservés via notre site ».

 

Cette option, présentée sur Ulule comme déjà accessible, apparaît pourtant, quelques lignes plus bas, comme une possibilité qui interviendrait si le financement dépasse les 12.000 €. Hmm. « Nous réfléchissons également à des abonnements supplémentaires destinés aux auteurs et aux éditeurs, mais ceux-ci n’interviendront dans le projet que courant 2017 », conclut Guillaume Pacilly.

 

Une plateforme en chantier ? 

 

La plateforme utilise principalement deux sources : le webservice Dilicom et une base de données de plusieurs millions de livres achetée. Certaines informations sont complétées par les webservices fournis par GoogleBooks, OpenLibrary, Worldcat et Gallica.

 

 

 

Le système de la plateforme s’appuie sur l’algorithme ISBN. Par là, le lecteur se constitue une bibliothèque interactive. Un autre algorithme sert aux conseils de lecture : « En fonction des types de lecture et des amis qu’il a sur le réseau, le lecteur sera dirigé vers un certain produit. » Et un des développements que la plateforme intégrera, c’est l’intégration des livres qui n’ont pas d’ISBN, afin que ces livres « puissent exister ». 

 

Pour l’abonnement premium, les cibles exactes ne sont « pas encore tranchées » et l’offre définitive est donc en chantier. Dans le modèle, l’offre propose un espace vidéo permettant une « intégration directe pour les blogueurs ». En l’état, la plateforme n’a pas encore d’espace de stockage défini.

 

En attendant de s’attaquer au détail de ces offres, l’équipe prévoit une nouvelle version avec de légers changements de design ou de fonctionnalités « d’ici la fin de la semaine ». Tous les trois mois, ils effectuent des mises à jour mineures. D’ici là, ils espèrent obtenir 6.000 € via le site de crowfunding Ulule.