Ni Google+ ni Facebook sur Wikipedia

Clément Solym - 28.09.2011

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La tendance est à la sociabilisation, et plus particulièrement par le biais de Facebook. Après la conférence f8, où le réseau social a annoncé que désormais le partage de contenus serait central, avec de multiples accords passés, James Wales, cofondateur de Wikipedia réplique.

Si l'on s'attendait à ce que l'encyclopédie passe un deal avec Facebook, il faudra attendre un peu plus longtemps encore. Selon Wales, Wikipedia n'a aucune envie d'ajouter des boutons comme Like ou +1 (Google) à ses articles. Que Facebook s'organise comme un outil à multiples vocations, et finalement, constitue en soi une toile dans la toile, pas de soucis, mais le « frictionless sharing », vanté par Mark Zuckerberg ne convainc pas le patron de Wikipedia.


Wales serait même un peu intrigué par l'idée même de partager ses lectures, et les choses que l'on découvre. Selon lui, ajouter une telle possibilité repousse un peu plus les limites de ce qui doit être considéré comme étrange ou effrayant.

« Si je vais lire quelque chose sur Wikipedia, c'est mon affaire.... Vous devriez vous sentir en sécurité et en toute intimité, sachant que tout ce que vous voulez apprendre, vous pouvez le trouver sur Wikipedia, et vous n'avez pas à vous souciez de dire accidentellement à Facebook que vous souhaitez l'apprendre. »

En somme, protéger la vie privée, et ne pas donner à l'utilisateur la possibilité de regretter un partage malheureux, d'un article qui pourrait lui porter préjudice. De fait, certains membres de la communauté Wiki se montrent assez paranoïaques sur le sujet, et désirent surtout que l'encyclopédie ne s'acoquine pas avec des sociétés privées.

On pourrait aussi ajouter que le principe même que les législations américaines, comme le Patriot Act, permettant d'aller fouiller dans la liste des prêts effectués dans une bibliothèque sont suffisamment intrusives pour ne pas en rajouter.


Parmi les partenaires de Facebook, il faut signaler la présence de Kobo, service de lecture numérique, qui a dernièrement lancé l'outil Kobo Pulse, destiné à amplifier plus encore le partage d'informations sur ses lectures et son activité de lecteur - tout en assurant une connexion maximale avec des personnes qui lisent les mêmes choses que soi, dans le même moment. (voir notre actualitté)