Numérique : les compétences se payent cher, trop pour l'édition

Clément Solym - 20.04.2011

Lecture numérique - Acteurs numériques - innovation - developper - edition


2020, c'est la date symbolique pour les éditeurs américains. C'est que le mois dernier, ils sont 80 à s'être retrouvés, dans un hôtel de Manhattan, pour évoquer un enjeu crucial : investir dans l'essor numérique du livre. Des questions qui deux ans auparavant n'auraient pas suscité tant d'enthousiasme...

Kindle, iPad, les déclinaisons du Nook de Barnes & Noble... autant d'appareils qui au fil du temps se sont imposés comme des supports de lecture, alors qu'en février, les ventes de livres numériques ont dépassé les ventes de livres papier en poche. Des résultats qui ont triplé, et qui pourraient tripler de nouveau d'ici à 2015. Autrement dit, demain, estime Forrester Research.

Attirer les compétences...

Que faire ? Embaucher. Et des personnes qui ne sont pas si familières que cela de l'univers de l'édition : développeurs, designers, spécialistes de statistique et de la gestion de méta-données. Un chemin qu'il est judicieux d'emprunter, mais qui n'en demeure pas moins long à arpenter. Et gare à ceux qui perdent du temps.

Chez HarperCollins, on cherche par exemple un accord délicat entre externalisation et internalisation des services. Treize nouveaux postes ont été créés dans sa structure, au cours de l'année 2010, dans le domaine des nouvelles technologies. Penguin, Random House et Simon & Schuster n'ont pas commenté la situation. Chez McGraw-Hill, les troupes numériques sont passées à 400 personnes entre le 1er trimestre 2010 et 2011.

Mais pour tous, un problème éternel se pose : le coût de ces embauches. On est en effet très loin des salaires proposés par Facebook pour devenir développeur, chez un éditeur. La demande pour les compétences est très forte, mais attirer ces compétences se monnaye chèrement.

Quant aux livres futurs...

L'interactivité est au rendez-vous, sinon dans le viseur de chacun. La période de transition actuelle, celle de l'homothétique, n'est qu'un passage. Mais pour Bob Stein, ancien directeur de l'Institute for the Future of the Book, « l'innovation ne viendra pas de l'un des six grands éditeurs. Il est même susceptible d'arriver de quelqu'un qui ne se considérera pas comme un éditeur ».

Vook pourrait alors représenter ce nouveau modèle, tout à la fois de livres et d'édition. Ces livres vidéo se vendent doucement, sur plateforme iOS, sous forme d'application. Mais là encore, on perçoit bien que l'on est dans l'enfance de l'art.

C'est peut-être là l'occasion pour de multiples sociétés de se monter et de proposer leurs services à une maison d'édition. Une idée peut-être plus rentable que de se faire embaucher à un salaire peu attractif...

(via IT Jobs)



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