Numérisation de manuscrits à l'italienne : Florence, Naples et Rome

Clément Solym - 17.12.2012

Lecture numérique - Acteurs numériques - Google Books - ministère de la Culture - Italie


Deux nouveaux acteurs européens et plus spécifiquement italiens vont participer au projet de numérisation porté par Google Books. Depuis Rome jusqu'à Florence, en passant par Naples, ce sont en effet deux bibliothèques qui ouvrent leurs portes aux scanners de la société américaine. Un principe simple : aller vite, bien et pour un coup très réduit. Solution idéale ?

 

 

Vespa

Tout le monde sur la bonne pente ?

echiner1, (CC BY-SA 2.0) 

 

 

La Bibliothèque nationale de Rome vient d'avertir ses utilisateurs qu'à compter du 2 janvier prochain, le lancement officiel du projet de numérisation avec Google Books sera impulsé. À ce titre, la disponibilité de certains volumes sera dépendante de la numérisation et les demandes des chercheurs travaillant sur des ouvrages parus entre 1701 et 1874 pourront être contrariées dans leurs recherches. 

 

À Florence, le processus a commencé depuis le 10 décembre dernier, dans le cadre d'un accord signé en 2010 avec le ministère de la Culture en mars 2010 pour la numérisation de 500.000 à 1 million de textes. Pour la bibliothèque, ce seront également des ouvrages avant 1871. 

 

L'accord signé avec le ministère de la Culture implique également la bibliothèque de Naples et l'Istituto Centrale per il Catalogo Unico delle Biblioteche italiane et l'Informazioni Bibliografiche- ICCU. Une relation qui semble satisfaisante pour les autorités italiennes qui voient dans cette solution une manière de prévenir le vol et la détérioration des ouvrages. 

 

Les fichiers, comme d'habitude, seront consultables depuis Google Books, mais également dans les sites de Europeana, manifestement, ou tout autre site appartenant ou découlant du ministère de la Culture italien. Les bib partenaires, de leur côté, auront la possibilité d'utiliser les copies numériques en totalité ou en partie, pour des sites Web d'entreprises - sans que l'on ne sache cependant quelles en seront les conditions. 

 

La consultation sans limites ni de temps ni d'espace des oeuvres présente également un atout économique largement mis en avant par le ministère. Le projet donnera une solution alternative viable, en complément de la version physique originelle du manuscrit. La première phase opérationnelle impliquait d'établir un état des lieux de la conservation des collections, en vue de les préparer à la numérisation - et les manipulations qui s'en suivent. 

 

À la demande expresse du ministère, Google a créé un centre de numérisation en Italie où sera effectué le travail de scan et la production des fichiers numériques, page à page, puis la reconnaissance optique des caractères. Google assure également le transport des volumes depuis les bibliothèques jusqu'à sa centrale de numérisation, et assurera les ouvrages sur leur trajet aller comme retour. 

 

 Merci à BlankTextField