Obama a promis de numériser la médecine avec des liseuses

Clément Solym - 28.12.2008

Lecture numérique - Acteurs numériques - Obama - numériser - médecine


Voilà quelque temps déjà que le Kindle est utilisé par un enseignant d'une université de médecine pour mettre à disposition de ses élèves les cours en formats électronique. Destiné avant tout à faire des économies d'échelle sur les dépenses de papier, John D. Halamka défendait ardemment son expérience.

Au point qu'elle ait inspiré le futur président Barack Obama ? Car la modernisation et les investissements prévus par le président visent massivement une introduction des tablettes de lectures dans l'univers médical.

La Marshfield Clinic fut l'une des premières à numériser ses bases de données en 1985 et à introduire des tablets PC sans fil, avec écran tactile vers 2003. Or, durant sa campagne, le candidat Obama s'était engagé à une dépense de 50 milliards $ sur les cinq années de son mandat, pour dynamiser l'adoption de dossiers médicaux électroniques, lesquels seraient donc consultés sur des machines comme le dernier modèle d'iRex, le DR-1000, à l'écran plus large et qui se destinait clairement à un public de professionnels.

En médecine, ce type de support serait ce que les rayons X peuvent être à la vue humaine : une technologie qui dépasse largement les capacités humaines et les expériences pilotes montrent que la gestion des dossiers médicaux par le biais du numérique permet des progrès considérables, autant qu'elle évite des erreurs médicales, comme de préconiser un médicament à un patient qui ne le supporterait pas.

Aujourd'hui, la Marshfield Clinic dispose de 790 médecins qui ont recours aux tablettes de lecture, et la numérisation des fichiers de quelque 365.000 patients aura permis de libérer un espace de la taille d'un terrain de football américain. Un processus à suivre, pour la révolution qu'il pourrait apporter...