ReLIRE : la Sofia présente aux éditeurs l'exploitation numérique

Nicolas Gary - 18.09.2015

Lecture numérique - Législation - registre ReLIRE - oeuvres indisponibles - exploitation numérique


Dans le cadre des Rencontres de la Sofia, ce 1er octobre à 18h30, les éditeurs sont invités à découvrir le fonctionnement du registre ReLIRE. Au menu, présentation des modalités de souscription des licences d’exploitation numérique et information sur les avancées du déploiement du dispositif des Livres indisponibles du XXe siècle.

 

 

 

Projet de loi patrimonial, visant à la conservation d’œuvres qui ne sont plus exploitées commercialement, le projet ReLIRE annonce qu’au cours de l’année 2014, 234 éditeurs ont souscrit une licence exclusive. Ce qui représente près de 30.000 livres qui seront numériquement commercialisés, dans le cadre de la législation. 

 

Incitant les éditeurs à découvrir et souscrire, la Sofia organise une rencontre sur le dispositif. Et la Société Française des Intérêts des Auteurs de l'Écrit d'indiquer : « En 2014, conformément à l’agrément ministériel obtenu en mars 2013 pour gérer les droits de reproduction et de représentation numériques des livres indisponibles du XXe siècle, la Sofia contribue au déploiement du dispositif auprès des auteurs, des ayants droit et des éditeurs. »

 

Parallèlement aux opérations conduites par la BnF qui publie, chaque 21 mars dans le registre ReLIRE, une nouvelle liste de livres indisponibles et par l’opérateur FeniXX qui numérise et diffuse les livres, elle traite les demandes d’opposition et de retrait du registre et délivre des autorisations d’exploitation numérique appelées licences.

 

Quatre intervenants exposeront les modalités de fonctionnement : 

 

  • Agnès Fruman, vice-présidente de la Sofia et secrétaire générale des éditions Albin Michel
  • Aïché Diarra, responsable des opérations livres indisponibles de la Sofia 
  • Laurence Cailleret, responsable juridique des éditions Actes Sud 
  • François Gèze, membre du Comité scientifique ReLIRE 

 

 

Licences... to kill ?

 

Certainement l’occasion d’évoquer les couvertures balafrées qu’a proposées la société FeniXX, chargée de la numérisation – un sujet pour lequel nous n’avons toujours obtenu aucune réponse. 

 

Interviewé récemment à ce sujet, Joël Houssin ne cachait pas sa colère : lui qui est opposé à l’exploitation numérique tout court de ses ouvrages, avait eu une vilaine surprise. « En mettant dans leur registre un de mes livres, Locomotive Rictus, qui est réédité sous le nom Loco, chez Ring, et en vendant L’Écho des suppliciés, ils sont fautifs doublement. C’est une manifestation d’ignorance totale. Pour faire court, j’appelle cela du vol. Et dans des circonstances aggravantes, puisque je m’oppose à toute production numérique de mes œuvres. »

 

Voilà également un sujet qui pourra intéresser les éditeurs. Les auteurs et les ayants droit n’étant pas alertés au préalable de l’exploitation numérique, il leur est possible de retirer l’œuvre à tout moment, assurent les opérateurs de ce projet. Autrement dit, investir sur les titres numériques du registre, revient à prendre le risque... qu’ils échappent aux éditeurs qui auraient souhaité les promouvoir. 

 

Les inscriptions devront s'effectuer depuis cette adresse : communication@la-sofia.org.