Open Book Aliance : un Gardien neutre, garant de la numérisation

Clément Solym - 20.01.2010

Lecture numérique - Acteurs numériques - gardien - neutre - garant


La ligue des gentleman anti-Google, composée de petites sociétés qui ont de l'avenir (Microsoft, Amazon et Yahoo!...) viennent de proposer dans une lettre ouverte, une grande alternative au règlement Google, invitant le Congrès américain à mettre en place un Gardien qui supervisera une base de données nationale pour le livre numérique.

Regroupées sous l'égide de l'Open Book Alliance, le trio s'est associé avec Internet Archive et plusieurs autres associations pour contester le règlement qui devrait se solder entre Google books et les éditeurs et auteurs américains, par un chèque de 125 millions $. Ce qui placerait les livres numérisés entre les seules mains de la firme californienne, chose que les trois stentors ne supportent que difficilement.


La fameuse lettre
, diffusée hier, pose alors quelques principes intéressants pour une autre vision du futur.

En effet, d'une part l'Open Book Alliance demande tout bonnement à Google « de mettre un terme à sa stratégie actuelle », laquelle vise simplement de gros bénéfices et à « assurer sa domination pérenne dans le marché de la recherche sur internet, au détriment de responsabilités sociales plus vastes ». Et pour Peter Brantley, de l'Internet Archive (et cofondateur de l'OBA), il semble couler de source que Google autant que les autres acteurs de ce règlement doivent s'ouvrir aux personnes impliquées dans la numérisation, promouvoir une concurrence ouverte et permettre l'accès au livres numériques au plus grand nombre.

Rien que des choses que l'on avait déjà entendues.

Les nouveautés sont ailleurs. Selon l'OBA, le fameux Gardien serait un organisme à but non lucratif, voire une bibliothèque du secteur public, comme celle du Congrès. Et cela pour assurer la participation du plus grand nombre d'ayants droit, ce qui servira les intérêts du public. La gestion des données serait alors confiée « à un tiers impartial ». Tout sauf le monopolistique Google, donc.

Et de rappeler qu'en France et aux Pays-Bas, les gouvernements ont confié à des institutions publiques ces responsabilités.