Payer avec un tweet : Alerte à la pollution sur Twitter

Clément Solym - 21.06.2011

Lecture numérique - Acteurs numériques - twitter - spam - message


Décidément, la question du spamming, ces messages email indésirables et frauduleux, sont au centre des attentions depuis quelques jours. Alors qu'Amazon fait face à des problèmes de contenus dupliqués abusivement - ou presque - Twitter devient également une plateforme de pollution involontaire...

On n'en trouve pas encore trop sur le réseau français, mais les messages diffusés en anglais augmentent. Twitter, c'est exprimer en 140 caractères un message, diffuser une information, avec, pour susciter l'intérêt des autres utilisateurs, la nécessité de proposer des tweets pertinents. Après, le terme pertinent peut changer selon les centres d'intérêt de chacun.

Les règles de bonne conduite sont simples, et parfois évidentes. Dans tous les cas, ce que l'on attend, c'est clairement quelque chose de personnel, ou alors une vitrine officiellement professionnelle, dont on s'attend alors que la communication suive.


Donc, depuis quelque temps un phénomène de micro-paiement inédit débarque : le Pay with a Tweet. Le principe est simple : sur un site marchand, on propose un bouton, qui, une fois cliqué, envoie un message depuis son propre profil et permet le téléchargement d'un truc numérique - musique, une chanson, une nouvelle, etc. Du grand marketing ?

Pas vraiment, si l'on en croit FutureBook : ce système de payer quelque chose avec pour monnaie un tweet, c'est simplement une dépersonnalisation des messages que l'on peut envoyer. Propulser un lien renvoyant vers une information ou donner des nouvelles de son humeur du moment, cela relève du personnel. Pas vraiment de faire la promotion auprès de ses followers de contenus numériques.

Or, la popularité de ce Pay with a Tweet est grande, notamment pour la promotion d'ouvrages, dans l'édition. Et plus particulièrement encore chez les auteurs autoédités. Et les internautes ne rechignent pas devant l'obtention d'un cadeau, à cliquer, cliquer, cliquer. Pour un peu, on dirait les Shadoks...

Simplement, ce type de méthode ne parle pas du livre : c'est de la pure promo, sans âme ni intention. On achète le lecteur plus qu'il ne paye quoi que ce soit. Et on détient là le meilleur moyen de corrompre tout l'intérêt de Twitter, qui est dans l'échange même, la conversation, la réponse, le transfert... en quelques mots le partage gratuit de ce que l'on veut bien partager...

Billet sensé et très pertinent, en anglais, à lire sur FutureBook