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Philip Parker a publié 200.000 livres avec son ordinateur

- 17.04.2008

Lecture numérique - Acteurs numériques - livres - ordinateur - internet


On se souvient sans peine de cet ordinateur qui tentait laborieusement de recracher une version édulcorée et remaniée de Tolstoï, piochant dans Ana Karenine de quoi alimenter son intrigue.

Eh bien Philip M. Parker risque d'effrayer le plus prolifique des auteurs avec les 200.000 livres qui sont recensés sur Amazon et qu'il a écrit. De quoi rendre fous un Balzac ou un Hugo. Oui, mais... Cette fécondité créatrice, Parker la doit partiellement à des programmes informatiques qui produisent une bonne part de son oeuvre. S'appuyant sur la méthode de Ford, il révèle au New York Times que « chaque étape que nous pouvons envisager, nous l'avons automatisée ».

En dépit de cette profusion, les ventes ne dépassent que rarement la centaine d'exemplaires, mais en se servant d'un service de Publication à la Demande (ou Impression à la Demande, nous a-t-on précisé dernièrement), il ne gère aucun stock. Ses livres n'existent que sur un disque dur, tant qu'ils ne sont pas réclamés et payés.

De fait, la plupart de ses titres s'articulent autour de scripts de recherches d'informations sur internet pour obtenir les éléments purement factuels qui seront alors intégrés. Mais il planifie déjà de tenter la même chose avec des romans ou un recueil de poésie. Pour l'heure, ses livres se consacrent à des perspectives historiques sur des sujets pointus, en compilant tout ce que l'on peut trouver sur le net d'informations concernant le sujet abordé. Il lui faut environ 20 minutes pour rédiger un livre, avec cette méthode.

Ses thèmes de prédilection sont les chaussures (200 livres, peu ou prou), les navires, la cire (220 livres) mais également le chou rouge, le vinaigre, les cornichons ou la gelée royale... Et ci-dessous, la vidéo de ses exploits :


Avec l'apparition de moteur comme Google Book Search project, qui parcourt les livres, on envisagerait presque un avenir, plus si futuriste que ça, dans lequel l'intervention de l'homme pour des oeuvres littéraires ne serait plus si nécessaire que cela.