Pierre Lescure, salutaire homme numérique pour Filippetti

Clément Solym - 18.07.2012

Lecture numérique - Législation - Pierre Lescure - Aurélie Filippetti - culture et numérique


À l'occasion d'un passage devant la Commission des affaires culturelles du Sénat, la ministre Aurélie Filippetti fut auditionnée sur plusieurs points. Revendiquant une approche « absolument sans tabou », pour financer l'audiovisuel public, elle assure que toutes les solutions peuvent être envisagées, dans ce domaine. Et pour le secteur culturel, face à l'économie numérique, c'est à Pierre Lescure qu'il reviendra de trouver les pistes.




 

La ministre de la rue de Valois attend de pied ferme les conclusions de la mission pilotée par Pierre Lescure, où le maintien de l'Hadopi pourrait être l'une des parties des plus douloureuses de la situation. La ministre est pourtant claire : 12 millions € de fonctionnement pour l'Hadopi, cela représente une belle somme, en période de difficultés. D'autant plus, constate-t-elle, que l'on discerne un « déséquilibre entre la fonction de répression sur laquelle elle s'est beaucoup concentrée et le développement de l'offre légale qui a été laissé de côté ».

 

Mais pour inscrire « l'acte II de l'exception culturelle », conformément aux souhaits du président-alors-candidat François Hollande, dans l'action du gouvernement, il faudra ce qu'il faudra. 

 

« La mission permettra d'avoir des instances de concertation, de dialogue, mais aussi de faire émerger de nouvelles ressources, de nouveaux modes de financement de la création et d'y associer ceux qui tirent profit du développement de la circulation des oeuvres dans les réseaux », poursuit la ministre. Aujourd'hui, durant le conseil des ministres, une communication devrait intervenir, mais une fois de plus, les conclusions ne seront pas connues avant 2013, et les préconisations n'interviendront qu'au premier semestre 20123.

 

La mission Lescure devra par ailleurs « tracer les grandes lignes de l'amélioration de l'offre légale en ligne, pour donner un coup d'accélérateur à ces pratiques ». 

 

Ces nouveaux modes de financement de la création à l'ère numérique, c'est un éternel recommencement. En effet, on retrouve le même discours, à peu de choses près… suite à un entretien de mai dernier, où la ministre estime que « le monde culturel est soumis à une révolution qui est celle du numérique ». 

 

Et d'ajouter : « On doit trouver de nouveaux modes de financement : de la création à l'ère du numérique. Donc, il ya vraiment des solutions économiques à trouver pour qu'on continue à avoir une production, une création aussi diverse, aussi variée, aussi foisonnante de ce qu'on voit à Cannes aujourd'hui. Le deuxième aspect très important, - ce qu'il faut qu'on travaille ensemble en Europe avec l'ensemble des pays européens parce que je pense qu'aujourd'hui l'Europe va mal-, c'est que la culture est l'un des moyens de relancer la construction et l'identité européenne et l'attachement des Européens à notre Union européenne. »

 

On pourrait commencer par ne pas faire n'importe quoi, et ne pas assister à la numérisation du patrimoine de la BnF dans des conditions opaques, sans intervenir. (voir notre actualitté)

 




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