Piratage : la lutte coûte 5800 € par mois aux éditeurs pour 10 000 livres

Nicolas Gary - 27.11.2019

Lecture numérique - Législation - éditeurs piratage livres - outils contrefaçon - éditeurs ebook internet


Qu’il s’agisse de livres numériques contrefaits ou d’ouvrages papier numérisés illégalement, le piratage sévit à de multiples niveaux. Pour aider ses membres à lutter, le Syndicat national de l’édition propose une nouvelle solution. Après les outils de Surys, proposés en 2013, c’est avec LeakID que les maisons pourront désormais négocier.



Le premier problème dans la lutte contre le piratage… c’est le coût non du piratage lui-même, mais des solutions techniques. L’équilibre financier entre l’un et l’autre se pose — même si contractuellement, l’éditeur se doit de mettre en œuvre des actions pour protéger les œuvres de ses auteurs. 

Pour faciliter la vie des éditeurs, le SNE a opté pour une approche collective, permettant une tarification réduite. Ainsi, l’intégralité des catalogues mis en surveillance par l’ensemble des éditeurs peut alors être protégée. 

« Cette mutualisation permet donc de réduire le coût des interventions pour tous les éditeurs souscripteurs et d’appliquer les mêmes conditions, quelle que soit la taille du catalogue mis en surveillance par chacun d’eux », souligne le Syndicat dans un message adressé à ses membres. 

Qu’est-ce qui change avec LeakID ? La structure trace tout à la fois les sites de téléchargements et de ceux de streaming. De même, « en réponse aux publications de liens vers des contenus illicites et leur remise en ligne répétée, elle propose une automatisation des démarches et permet un envoi massif de demandes de retraits et de déréférencement sur Google », note le SNE. 

Et, petit bonus : quand bien même le livre audio pourrait être moins sujet au piratage que les ebooks, des services dédiés à ce format sont disponibles. 
 

Méthodologie et coûts

 
LeakID passe par une recherche via mots-clés, « notifie puis traite en continu le site visé pour s’assurer du retrait des contenus illicites ». Si aucune action n’est enclenchée, l’hébergeur du site est alors alerté. Et toutes les 12 heures, une demande de déréférencement est adressée à Google.

Via cette méthode de mutualisation, l’idée est donc que les coûts soient moins lourds pour les éditeurs. Le barème va cependant varier suivant le nombre de livres proposés. Toutefois, indique le Syndicat, à partir de 10.000 titres (sans distinction d’éditeur), le tarif est de 1 € par titre, mensuel. 
 
Pour aider les maisons dans leur démarche, la Sofia apporte une aide financière, et contribue à la hauteur de 50 % des frais, pour les 6000 premières œuvres de chaque éditeur — puis à 30 % des coûts passé ce nombre de livres. Cela s’opère malgré tout « dans la limite du montant adopté annuellement par la SOFIA pour l’ensemble des éditeurs ». 

Pour plus de renseignements, on pourra solliciter le SNE. Toutefois, pour bénéficier de l'aide de la Sofia, nul besoin d'être adhérent du syndicat…


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