Pourquoi écrire un Twiller : Thierry Crouzet s'explique

Clément Solym - 07.09.2009

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Thierry Crouzet s'est lancé un défi à l'image de Gombrowicz, il veut écrire un « bon mauvais roman » et pour ce faire il a choisi Twitter et le genre singulier du Twiller. Il voit dans la contrainte de la limitation de 140 caractères un moteur pour écrire dans le « style de la littérature hall de gare ».

Il avoue sur son blog son admiration pour les écrivains à succès « qui avec des phrases maladroites, convenues, des personnages caricaturaux, sont néanmoins capables de nous captiver pendant des heures » et concède n'être pas arrivé à les imiter.

Les twillers sont pour lui, une occasion de changer sa façon d'écrire. En effet avec Croisade, il entend ne rien préparer à l'avance, il s'agit d'une sorte d'improvisation. Il crée le passé de ses personnages au fur et à mesure que les événements surviennent et quand un chapitre se termine, il ne sait pas à l'avance comment il va attaquer le suivant.

Fort de son expérience en tant que rôliste, il entend construire un roman de 80 chapitres de 3 à 8 pages chacun soit à peu près 400 pages « format minimal pour le genre ».

En plus de cette nouvelle façon d'écrire, il entend s'affranchir de toute « ambition littéraire », et d'un système de classification qui selon lui n'a plus lieu d'être : « Nous en sommes à l’époque des tags et des folksonomies, plus à celles des étiquettes rigides ».