Premiers projets pour le DRM interopérable de l'IDPF

Clément Solym - 09.11.2012

Lecture numérique - Usages - DRM - Idpf - Adobe


Les Assises de livre numérique comptaient revenir sur l'utilisation des DRM, au cours d'un bref historique du verrou numérique assuré par Bill Rosenblatt, de la société GiantSteps, spécialisée dans la protection numérique des droits d'auteur. Au cours de son exposé, Rosenblatt est revenu sur le DRM interopérable, un projet que lui a confié l'IDPF. Et qui se fera, comme prévu, sans Adobe.

 

 Anti DRM

 

tom-b, CC BY-NC-SA 2.0

 

 

En effet, la société maîtresse du DRM, avec son logiciel Adobe Digital Editions, a décidé de ne plus investir dans le verrou numérique, comme si le secteur n'était plus vraiment porteur. Dès le mois d'avril, Adobe France nous confiait ses doutes quant à la conception d'un DRM pour l'EPUB3 : « Nous avons un devoir à l'égard des sociétés qui sont déjà nos clients. Nous proposerons une solution DRM pour les fichiers EPUB 3, bien entendu, mais effectivement, les sociétés ne disposent pas encore d'un outil pour ce faire. » (voir notre actualitté)

 

Et la firme championne du verrou a confirmé ses prévisions, en cessant les investissements alloués au verrou numérique : « intéressant financièrement, mais pas stratégiquement » résume rapidement Rosenblatt pour expliquer le retrait d'Adobe du marché.

 

« L'EPUB2 présentait des problèmes d'interopérabilité », commence Rosenblatt, « car il n'y a pas de standard pour les DRM ». Le souhait de l'International Digital Publishing Forum, association pour la cohésion de l'industrie numérique, se concentre donc sur un standard pour tous les acteurs. Après un appel d'offres, six propositions ont été soumises à Rosenblatt, qui rendra son évaluation de chacune d'entre elles dans un mois, auprès de l'IDPF.

 

Dans la file des candidats, on retrouve FileOpen, très actif outre-Atlantique, Impervio, une start-up canadienne, son grand frère Kobo, Marlin Developer Community, déjà bien connu dans le monde des DRM, RHKS, acronyme qui désigne Random House Korea, et enfin Sony DADC, qui s'est également appuyé sur une technologie Marlin. 

 

Très peu d'informations, forcément, sur les préférences du fondateur de GiantSteps : s'il a évoqué le watermarking (filigrane numérique) et le fingerprinting (empreintes digitales), en mettant face à face leurs avantages et inconvénients, l'hypothèse d'une recommandation générale « DRM-free » reste, elle, peu probable.