Prêt d'ebooks : fin des restrictions Kindle appliquées par Penguin

Clément Solym - 08.01.2014

Lecture numérique - Usages - prêt de livres numériques - bibliothèques - Penguin


La crise de paranoïa de l'éditeur Penguin est désormais achevée. En février 2012, après avoir signé avec le distributeur spécialisé OverDrive, pour alimenter les bibliothèques américaines en livres numériques, la maison décidait de soudainement couper les vannes. Si l'éditeur se défendait de vouloir nuire aux établissements, il n'en décidait pas moins de supprimer le flux. 

 

 

 

Fin septembre 2013, Penguin renouait doucement avec le service de prêt de livres numériques, en autorisant de nouveau, quelque 18 mois plus tard, que ses ebooks soient disponibles. Après avoir prétexté que les conditions de sécurité minimales n'étaient pas assurées, pour justifier son geste, Penguin en profitait pour réviser intégralement son contrat. 

 

« Nous nous préoccupons de savoir comment préserver la valeur du travail de nos auteurs, autant que d'aider les bibliothèques à alimenter les membres de leur communauté », promettait-on en février 2012. Le discours, en septembre 2013, n'a pas changé d'un iota. 

 

Le réchauffement des relations commerciales entre les deux sociétés passera donc par le fait que les ebooks pour Kindle ne seraient accessibles qu'au seul moyen d'une connectique USB. « En d'autres termes, les clients ne seront plus envoyés sur le site d'Amazon à partir d'Overdrive. Au lieu de cela, ils devront télécharger les ebooks et les transférer manuellement sur leur Kindle », expliquait OverDrive. 

 

Eh bien, grandeur et joie, cette restriction pesante est maintenant levée et il n'est plus besoin de recourir au seul port USB pour charger ses titres. A ce jour, l'offre de Penguin est de 17.000 titres pour les bibliothèques publiques et universitaires américaines, vendus pendant un an aux établissements.

 

Depuis décembre, 15.000 d'entre eux sont également proposés au Canada, dans des conditions similaires.

 

via OverDrive