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Prêt d'ebooks : Pullman veut que les auteurs soient mieux payés

Lauren Muyumba - 12.06.2013

Lecture numérique - Législation - Rémunération - Numérique - Auteurs


Philip Pullman, le président de The Society of Authors, a lancé un appel aux auteurs en leur rappelant qu'ils devaient être rémunérés de manière juste et équitable pour les prêts de livres numériques. La société a alarmé les écrivains sur leur possible perte de deux fois leur gain sur les ebooks empruntés.

 

 

 

 

La Society of Authors, dont le rôle est de protéger les droits et les intérêts des auteurs au Royaume-Uni, a directement conseillé aux écrivains sur son site internet officiel « de vérifier avec attention leur relevé de redevance, et de demander un remboursement auprès des éditeurs s'ils pensent avoir été sous-payés par erreur ».

 

Le rapport mis en ligne le 11 juin 2013, met en évidence les deux raisons qui expliquent le risque pour les écrivains de ne pas être rémunérés correctement avec le fonctionnement des bibliothèques numériques. La première : les éditeurs peuvent les sous-payer par inadvertance en considérant les recettes comme des ventes plutôt que des redevances.

 

Deuxièmement, le Public Lending Right n'est pas appliqué par le gouvernement envers les prêts numériques. Autrement dit, les auteurs ne bénéficient pas du droit légal de payement de la part du gouvernement britannique qui concerne les emprunts dans des bibliothèques publiques.


Le résultat ? Les écrivains pourraient perdre deux tiers de leur revenu, comparé à la vente ou le prêt d'un livre imprimé. Philip Pullman modère, malgré tout, ses propos pour ne pas dissuader les auteurs de s'intéresser au secteur numérique : « Les nouveaux médias et les nouvelles formes de vente et de prêt sont tous très intéressants, pour de multiples raisons, mais un principe demeure : les auteurs doivent être payés de façon juste pour leur travail. Tout arrangement qui ne prend pas en compte ce principe est mauvais, et a besoin d'être changé. C'est notre principal argument. »


Anne Sebba, qui préside le comité de management de l'entreprise, soutient cet argument : « Les auteurs tiennent à embraser les opportunités offertes par la publication numérique et veulent supporter les librairies en ligne en proposant leurs ebooks pour des prêts. Cependant, nous avons besoin de nous assurer que les auteurs sont suffisamment payés avec le numérique pour leur permettre de continuer d'écrire ».