Prise de pouls de la lecture numérique en Île-de-France

- 08.03.2013

Lecture numérique - Usages - MOtif - Sciences-po - Medialab


Le médialab de Sciences Po et le MOTif, observatoire francilien du livre et de l'écrit publient aujourd'hui un état des lieux des usages du livre numérique.

 

S'appuyant sur les 20 plateformes principales du secteur, le rapport passe au crible plusieurs aspects comme le type de lecture, le choix de la tablette selon ses caractéristiques, le ratio d'utilisation papier/numérique, la relation au libraire dans l'acquisition de nouveaux titres comme le moyen de paiement. A partir de 44 entretiens approfondis, ainsi que 726 réponses exploitables, les résultats révèlent un usage encore restreint aux seuls utilisateurs de la première heure. Une population prescriptrice de tendance, mais pas suffisamment pour lancer un engouement global.

 

Dans le match tablette versus liseuse, le taux d'équipement des sondés va dans le sens d'une large préférence pour la tablette multi-tâche avec un tiers des interrogés. Un chiffre à remettre toutefois en perspective : seuls 16% des possesseurs ont une pratique de lecture numérique. Pour les utilisateurs de ereaders, soit 68% des sondés, 23,5% sont aussi propriétaire de tablettes.

 

Connaissance technique et frein tarifaire

 

Comme tout groupe d'acquéreurs précoces, les sondés ont un profil majoritairement de « gros consommateurs ». Des grands lecteurs qui totalisent une moyenne de 6 livres lus par mois. A noter que la moitié des ouvrages ainsi lus le sont au format numérique. Il n'y a donc pas de déplacement total du papier vers l'e-ink. Sans renoncer au format physique, les possesseurs de tablettes et ereaders ont choisi la possibilité d'un accès permanent à un grand catalogue de titres, faisant de la lecture numérique une alternative nomade de moindre poids.

 

Concernant l'usage, le format ouvert de l'epub recueille deux tiers des suffrages( 64%), témoin que les utilisateurs se sont familiarisés à la problématique des différents fichiers, seuls 8% conèdent ne pas connaître les différences. Une marque de connaissance que l'on retrouve aussi dans la manipulation des fichiers : 43% des personnes interrogées savent convertir les fichiers ou supprimer les DRM.

 

En termes de critiques, trois arguments reviennent chez la majorité des sondés : le prix trop élevé du livre numérique (84%), la présence de DRM anti-copie (54%) et l'absence de certains formats comme l'epub ou le pdf (52%). Des difficultés qui empêche au marché de s'établir. Un coût trop onéreux qui résulte pour un tiers des sondés d'une bibliothèque composée de 70 à 90 % de livres gratuits (provenant d'une source légale comme illégale).

 

Pour son étude, le labo et l'observatoire se sont appuyé sur une diffusion auprès des structures spécialisées telles : 1001libraires.com, Babelio, Bookeen, Chapitre.com, le Club

des lecteurs numériques, librairie Dialogues, Le Divan et leslivresnumeriques.com, Feedbooks, Fnac, Izneo, Kobo, Virgin, Libfly.

 

 

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