Projet Bradbury : le résumé de la semaine #2

La rédaction - 30.08.2013

Lecture numérique - Acteurs numériques - Projet Bradbury - Neil Jomunsi - nouvelles


Neil Jomunsi s'est lancé un défi fou : écrire 52 nouvelles en 52 semaines. Chaque vendredi, ActuaLitté fait le point sur l'avancée du chantier...  Le Projet Bradbury continue et avec lui sa dose d'expérimentation littéraire, de conseils et de réflexions. Cette semaine, un article de Neil a particulièrement fait parler sur les réseaux sociaux, entraînant discussions enflammées sur un sujet sensible : comment les écrivains doivent-ils gagner leur vie et après tout, doivent-ils la gagner ? En somme, être écrivain est-il un vrai métier ?

 

 

LE MÉTIER D'ÉCRIVAIN

 

Toujours est-il qu'au final, c'est une question sensible à laquelle il m'est difficile de répondre autrement que par: « Écrire est un métier. » Et si je ne remplis pas moi-même mon frigo quand il est vide, il est peu probable que je continue à écrire la semaine suivante. Les écrivains nourrissent de poésie leur tête uniquement. Pas leur estomac. Avez-vous remarqué à quel point les caissiers des supermarchés sont imperméables à la poésie lorsqu'il s'agit de régler la note ? Voilà mon dilemme, explique Neil dans son article avant de poursuivre sur le statut de l'écrivain.

 « Je vois l'auteur comme un artisan : il écrit une histoire là où un ébéniste sculpte une commode. Les écrivains ont un travail : ils transportent leurs lecteurs là où ils n'auraient pas eu l'idée d'aller seuls. Ils démêlent les noeuds inextricables, colorent les idées noires,  vous prennent par la main et vous emmènent ailleurs. Un monde sans livres ? Imaginez. Ray Bradbury l'a fait dans Fahrenheit 451. 

 

Pourtant, comment ne pas prendre au sérieux celui ou celle qui travaille à égayer votre jour de congé ? Comment ne pas prendre au sérieux celui ou celle qui, grâce à son roman, va bouleverser votre façon de penser, de voir le monde, de rêver ? Comment ne pas prendre au sérieux cet homme, cette femme, que vous emmenez en vacances comme au travail, qui vous suit jusque dans votre lit sous les yeux médusés de votre conjoint ? »

 

Pour conclure, Neil annonce qu'il ouvre désormais le Projet Bradbury aux souscriptions.

« Pour 40€, vous obtiendrez le droit d'accès à un dossier en ligne qui contiendra toutes les nouvelles achevées du Projet Bradbury. Chaque semaine, j'y déposerai un nouveau texte, jusqu'au 52ème. Vous y retrouverez également de petits bonus que je réserverai aux abonné(e)s. En souscrivant à l'intégralité du projet, vous économisez 12€ sur la totalité des oeuvres, mais vous me permettez également de mieux vivre de mon écriture.»

Pour lire l'article dans son intégralité, cliquez ici.

 

 

 

CONSEILS D'ÉCRITURE

 

La rédaction de 52 nouvelles est aussi l'occasion pour l'auteur de se poser lui-même les questions auxquelles il n'avait pas forcément pensé auparavant. Cette semaine, dans la rubrique «Pour les auteurs», Neil revient sur deux sujets indispensables. D'abord, Où trouver l'inspiration puis Laissez les personnages raconter leur histoire.

 

« Faites cet exercice : allez dans une bibliothèque ou une librairie (de préférence l'une de celles où l'on peut s'asseoir dans de confortables fauteuils et y lire pendant des heures sous les regards exaspérés — et quelquefois bienveillants — des libraires) et plutôt que d'aller dans la section Littérature, celle que vous fréquentez habituellement, rendez-vous là où vous ne mettez jamais les pieds. Soyez curieux. Parcourez cette histoire de l'Inde au XVème siècle,  ce traité d'astrophysique ou cette encyclopédie que vous n'auriez jamais ouverte sans une raison particulière. Ne résistez pas : laissez les idées vous gagner. Il n'y a aucun effort à produire, sinon celui de s'écouter et d'être attentif. »

À propos des personnages :

« Comme souvent avec Bradbury, ce sont les choses qui semblent les plus évidentes qui cachent les vérités les plus fortes. De prime abord, cette approche peut paraître naïve à celui ou celle qui n'entend pas ce qui se cache derrière ce postulat. J'ai testé cette méthode pour mon dernier texte et je dois avouer que cela fonctionne plutôt bien. Un personnage. Un lieu. Un contexte. On invoque ce personnage dans sa tête et on lui parle. On lui dit simplement : « Raconte-moi ton histoire. Ce qu'il t'est vraiment arrivé. Sans mentir. Sans dissimuler. »

 

« Et là, le miracle se produit : le personnage parle. Il se raconte sans détours, il explique ses états d'âme, il agit d'une manière que l'on n'aurait jamais pu imaginer, pense des choses que l'auteur ne pense pas. Il se construit, quelquefois même en opposition avec son créateur. Et surtout, il cherche sa propre vérité. » 

LA NOUVELLE DE LA SEMAINE

 

Enfin, comme chaque vendredi, c'est l'heure de la nouvelle de la semaine, intitulée Onkalo et dont voici le pitch :

Lorsque le bateau de Nola accoste, l'archéologue sait déjà que le voyage ne sera pas de tout repos : alors qu'on pensait cette terre déserte, stérile et — à l'exception de quelques peuplades reculées — inhabitable, la fonte de la Glace a révélé les traces d'une civilisation antique qui aurait occupé ce territoire des dizaines de milliers d'années plus tôt. Accompagnée de Guil, son guide indigène, et de Moj, une Croyante dont elle se serait bien passée, Nola entame un périple qui la mènera au coeur de l'ancien territoire glacé. Ce qu'elle y découvrira changera à jamais la face du monde.


 

Le texte est dispo à l'achat unique sur les principales plateformes de distribution ou par souscription au Projet complet.

 

Courage matelot ! Plus que 50 !