Quand écrire se fait en équilibre : "Le jour du grand orage", Projet Bradbury

Neil Jomunsi - 25.04.2014

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Certains sujets sont plus difficiles à aborder que d'autres, c'est un fait. S'il est assez naturel pour moi d'inventer de grandes épopées interdimensionnelles ou de faire intervenir des créatures tentaculaires dans votre chambre à coucher, il est certaines thématiques auxquelles le Projet Bradbury se doit aussi de s'attaquer, d'une part parce qu'elles me sortent de ma zone de confort — et je pense que c'est un passage obligé pour qui veut améliorer son écriture et tout simplement s'ouvrir à d'autres horizons —, mais d'autre part parce qu'elles enrichissent le Projet en présentant d'autres versants de mon travail. En ce sens, la nouvelle de cette semaine pourrait presque être qualifiée de réaliste. Son sujet, tragique, m'a obligé à travailler en funambule.

 

Je vous présente Le Jour du grand orage, la 36ème nouvelle du Projet Bradbury.

 

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Quelques mots pour vous la présenter :

Cela fait si longtemps que je regarde la pluie tomber que je ne me souviens plus du jour où je me suis arrêtée ici. Il faisait si sombre, si noir, et j'ai eu si peur quand je suis arrivée que j'aurais voulu crier de toutes mes forces. Mais la rivière a apaisé mes craintes et, maintenant, je regarde les étoiles en attendant qu'elles descendent. La nuit, je me souviens du jour du grand orage.

Impossible de vous raconter de quoi parle vraiment la nouvelle sans vous gâcher l'effet de surprise : il ne s'agit pas là d'un vulgaire argument marketing, mais d'une constatation en toute sincérité. Comme le rappelle le titre de cet article, j'ai écrit ce texte en équilibre permanent. D'abord du point de vue narratif, puisqu'il fallait donner suffisamment d'informations au lecteur sans rendre trop évidente la conclusion, mais aussi (et surtout) du point de vue de la thématique. Quand on aborde de pareils thèmes, il faut à mon sens garder une certaine humilité. Les mots ont été choisis avec soin, pour ne pas heurter d'un côté et pour suggérer suffisamment de l'autre. Je ne suis pas un auteur "trash", j'aime quand c'est subtil. Et avec ce type d'histoire, il est difficile de trouver le bon fil sur lequel marcher : il faut qu'il soit suffisamment fin pour être élégant, mais aussi assez solide pour supporter le poids du thème. J'espère que ce texte vous plaira. Je ne poursuis pas plus loin, ça devient ridicule d'écrire autant en sachant pertinemment qu'on ne peut rien dire de concret.

 

Le Jour du grand orage est disponible au prix de 0,99€ chez Kobo, Smashwords, Apple, Amazon et Youscribe. Vous pouvez aussi (et surtout) vous abonner à l'intégralité des nouvelles pour 40€ et devenir mécène du Projet Bradbury. J'ai également un compte Flattr (si vous ne connaissez pas, jetez un oeil ici). La couverture est bien entendu toujours de la talentueuse Roxane Lecomte.

 

Bonne lecture !