Quand la littérature devient jeux vidéo sur le Web

Antoine Oury - 13.03.2013

Lecture numérique - Usages - jeux flash - inspiration littérature - Moby Dick


La lecture prouve au quotidien qu'elle s'adapte particulièrement bien au medium numérique, tandis que de nombreux lecteurs ebook permettent de surfer sur le Web, voire même de jouer à la PlayStation à la seule condition d'un petit hack de rigueur... Mais la littérature elle-même s'est depuis longtemps frottée aux codes des jeux vidéo, et réapparaît désormais dans de petits softs, généralement en flash et jouables sur un navigateur.

 

 

 

 

On se souvient du jeu The Great Gatsby pour console NES revenu en force il y a quelque temps avec l'apparition d'un site proposant d'entrer dans la peau de Nick Carraway, héros du livre, et de... c'est là le problème : le scénario suit la trame du roman, mais les niveaux sont obligés d'introduire des attitudes ou des personnages fantaisistes, histoire de donner un peu de challenge au joueur. Du coup, Carraway se retrouve à lancer son chapeau sur des lunettes géantes. Le tout sous un graphisme 8-bit.

 

Les romans de littérature générale ont été peu à bénéficier d'une adaptation vidéoludique, ce qui est loin d'être le cas pour la SF ou la fantasy: ainsi, Dune a fourni le cadre à de nombreuses productions, et Aleksander Guryanov a choisi le second épisode de la saga, originellement sorti sur PC, pour en faire une version complète, gratuite et open source, bénéficiant des mêmes caractéristiques que son respectable modèle, sorti en 1992 tout de même.

 

Voilà pour les anciens, mais la production récente des jeux flash, jouables directement dans le navigateur pour de courtes parties. Dans cette catégorie, c'est sans aucun doute Sherlock Holmes qui remporte la palme avec un nombre impressionnant de jeux de réflexion (point and click, énigme, casse-tête...) inspirés de son univers, ou utilisant son nom. 

 

Quant au classique de Mostro Games, Moby Dick 2, il salue ouvertement l'auteur original de l'oeuvre, puisqu'il est précédé d'un « Herman Melville's »... Mais avoue également : « Inspiré d'une histoire vraie... en quelque sorte ». À vous de faire la vôtre !