Québec : 5 % de lecteurs de livres numériques

Clément Solym - 31.01.2011

Lecture numérique - Acteurs numériques - ebok - quebec - ventes


« Après des débuts très modestes, le marché du livre numérique est en train d'exploser au Québec. » RadioCanada fait fort avec un reportage qui ne manquera pas de faire sourire.

Premier constat : l'évolution de l'offre, depuis que l'industrie s'est mise en tête d'avancer volontairement dans ce secteur. Parce qu'aujourd'hui, on compterait 5 % de Québecois qui lisent des livres numériques. Mais l'utilisateur interrogé déplore encore de devoir lire essentiellement en anglais, en achetant sur Amazon, seule offre sur laquelle il trouve le plus grand nombre d'ouvrages qui l'intéressent.


Selon Clément Laberge, présenté comme l'expert de l'ebook au Québec, et surtout vice-président de De Marque, près de 30.000 livres francophones seraient disponibles à la vente. Loin, très loin derrière les 800.000 ebooks du catalogue d'Amazon, en effet.

Pour donner d'autres approches, seul 1 % des ventes d'ebooks au Québec seraient numériques, contre 3 % dans le Canada anglophone et... plus de 9 % aux États-Unis.

Reste que les inquiétudes, évoquées par une éditrice québécoise, sont les mêmes partout : garder le contrôle des oeuvres, ne pas en perdre l'usage. Et surtout, pouvoir intervenir si des utilisations frauduleuses des oeuvres sont faites, faisant perdre aux éditeurs les revenus idoines. Une perte du droit d'auteur qui fut un frein, assurément.

Sauf que depuis deux ans, assure le reportage, l'industrie a retroussé ses manches, avec la création d'entrepôts numériques, promettant à l'éditeur de confier un fichier unique, et non un par revendeur. Et les maisons assurent de plus en plus souvent une sortie numérique et papier - sans constater de baisses de ventes en papier. Peut-être parce que ce marché n'est pas encore significatif.

L'an prochain au Québec, les ventes pourraient représenter 10 % du marché total. Chose très amusante, Clément Laberge estime n'avoir « rien à envier aux autres éditeurs francophones dans le monde... »

Voir le reportage sur Radio Canada.