Rakuten, vendeur d'ebooks, d'ivoire d'éléphant et de viande de baleine

Antoine Oury - 19.03.2014

Lecture numérique - Acteurs numériques - Rakuten - Kobo - viande de baleine


Il n'y a pas qu'Amazon qui ait droit à son « bashing » : le ecommerçant japonais Rakuten pourrait bien lui aussi faire les frais d'une politique peu conforme aux lois du commerce international. Propriétaire de Kobo, le géant du commerce en ligne est accusé de tolérer sur sa marketplace la vente d'ivoire d'éléphant et de viande de baleine, malgré leur statut d'animaux protégés.

 


Endangered Species

De la viande de baleine en vente sur un marché, à Tokyo (Gideon, CC BY 2.0)

 

 

Une agence d'investigation environnementale a découvert sur les pages de Rakuten des centaines d'annonces concernant des objets manufacturés à base d'ivoire, mais aussi de la viande de baleines. Deux espèces protégées, bien que la chasse de ces animaux ne soit pas illégale au Japon, sous certaines conditions : comme l'Islande et la Norvège, le pays dispose d'une dérogation.

 

Néanmoins, les examens démontreraient que de l'ivoire provenant d'éléphants d'Afrique Centrale, strictement protégés ceux-là, auraient été utilisé pour des objets plus imposants. 

 

Comme son concurrent américain Amazon, Rakuten propose aux internautes des plateformes de vente personnalisables, afin de monter son propre marché numérique et vendre ses articles. Si Rakuten ne vend donc pas directement de l'ivoire et de la viande de baleine, il n'en cautionne pas moins la commercialisation.

 

En conséquence, la Environmental Investigation Agency (EIA) et la Humane Society International (HSI) ont solennellement demandé au géant japonais de bannir ces produits de son site, ce qu'Amazon et Google font déjà dans le pays et ailleurs. « Nous demandons aux filiales de Rakuten aux États-Unis, au Royaume-Uni, en France, en Allemagne, en Autriche et ailleurs de faire pression sur le siège japonais de Rakuten pour bannir toute publicité relative aux produits à base d'ivoire ou à la viande de baleine », a lancé la présidente de la HSI, Kitty Block.