Relation de l'édition au numérique : implication des maisons et confiance

Clément Solym - 05.03.2010

Lecture numérique - Acteurs numériques - édition - numérique - implication


La firme Aptara vient de publier une étude traitant de l'impact des ebooks sur le marché du livre. Pour l'heure, le livre numérique représente aux yeux des éditeurs « un revenu supplémentaire », dont ils souhaitent avant tout qu'il ne cannibalise pas les ventes de papier.

À 65 %, les éditeurs considèrent l'ebook comme un revenu qui s'ajoute, contre 9 % pour qui il se substitue au papier et 20 % qui hésitent encore.

Ainsi, les 300 éditeurs consultés pour cette étude se sont pliés aux diverses questions, qui font ressortir des tendances assez intéressantes pour le marché étatsunien.

53 % proposent des ebooks

En moyenne, on découvrira que 53 % des éditeurs proposent des livres numériques (avec une pointe à 60 % dans le secteur de l'éducation). Cela s'explique par exemple avec des initiatives comme celle de Californie et du gouvernator Schwarzie.

Concernant les plans d'avenir, dans l'hypothèse où la société n'aurait pas encore d'offre numérique, 60 % des maisons prévoient de la développer, contre 27 % qui pour le moment rejettent l'idée. Quand on pense que 43 % des sondés n'ont pas encore d'offre, cela représente une bonne partie qui s'implique dans ce marché.

38 % leur accorde une par importante dans le développement

Il faut alors se tourner vers l'image que les gens ont des livres numériques pour comprendre les stratégies des uns et des autres. Pour 38 %, l'ebook représente une part importante de la stratégie de développement, contre 37 % chez qui elle est moyenne. En comparaison pour 15 %, la part est basse.

Et puisque l'on parle de lecture numérique quel serait l'appareil sur lequel les ebooks seraient lus ? Le graphique est plutôt parlant : les lecteurs ebook représentent une belle part, mais le Kindle reste toujours le plus cité. De même, si l'on demande quels sont les appareils les plus prisés pour la lecture, PC/Mac ressortent avec 28 %, contre 16 % pour l'iPhone et 12 % au Kindle. 22 % ne lisent simplement pas d'ebooks.


Chose plus intéressante : 36 % des éditeurs envisagent d'assurer la vente de leurs ebooks par le biais de leur propre site, quand 26 % passeront par Amazon ; ils sont 15 % et 14 % à envisager l'option Barnes & Noble et Sony. Il semble que les principes d'interopérabilité soient encore loin...

La question cruciale pour l'édition reste pourtant l'interopérabilité, et les problèmes de compatibilité, comme le précise ce graphique, à 21 %. La distribution et les DRM obsèdent tout de même à 19 % et 16 %...


 

On pourra accéder à l'intégralité de l'étude (PDF°