"Restrictions évidentes" : nouvelle requête des libraires contre Amazon

- 15.04.2013

Lecture numérique - Acteurs numériques - requête - non-concurrence - plainte


Ils n'ont pas dit leur dernier mot. Dans l'affaire contre Amazon et les Big Six 6, accusés d'écraser la concurrence via une entente, les libraires indépendants ont déposé une requête auprès de la cour. Un nouveau pas en réponse à Amazon et aux éditeurs, pour qui la plainte n'était soutenue par aucune preuve évidente. Pire, qu'il n'y avait « aucun effet constatable sur la compétition » commerciale. De leur côté, les libraires en colère ont répliqué dans leur requête que les entraves économiques sur la concurrence étaient « assez évidentes » pour poursuivre la procédure judiciaire.

 

 

 

 

 

Ainsi, le document évoque « un développement et une exploitation du Kindle fructueux », « dominant », « Amazon a conclu des contrats avec les six éditeurs qui ont accordé leur bénédiction à l'usage d'une technologie contrôlée de gestion de droits numériques sur les livres des six éditeurs ». Une démarche légale, mais l'addition des DRM avec la non-concurrence des six plus grands partenaires possible scelle « la protection d'un monopole d'Amazon sur ses ebooks ».

 

Une balle à blanc dans le pied

 

Des conditions qui font dire aux libraires qu'ils ont été « écartés » d'une bonne entrée dans le virage numérique des revendeurs avec pignon sur rue. Et de donner du poids à leur menace en indiquant que l'étude des documents contractuels confirmera l'entente, la parfaite connaissance du marché. Mais aussi les effets de cette non-concurrence portée par une généralisation des DRM inclus dans tous les titres des six éditeurs sur Amazon. « Une convergence de vue », relate la note.

 

La prochaine phase d'envoi de requêtes aura lieu le 18 avril et les auditions la semaine suivante. Toutefois, on pouvait craindre un recours mort dans l'oeuf par une connaissance assez parcellaire des libraires de l'écosystème numérique. Documents contractuels ou pas, les revendeurs avaient parlé de « DRM open source ». Un bel oxymore qui pourrait coûter cher à l'accusation qui se plaignait de ne pas avoir pu prendre le virage numérique. Via Publishers Weekly