Samsung, Orange et Alexandre Jardin sur le livre numérique

Clément Solym - 28.10.2010

Lecture numérique - Acteurs numériques - read - orange - ebooks


L'auteur de Fanfan est de retour. Avec Fanfan2. Non, ce n'est pas une plaisanterie, c'est une expérimentation de lecture, celle du livre numérique augmenté, façon Orange.

En effet, alors que dans le même temps sort Quinze ans après, la suite de Fanfan, Alexandre Jardin a mis en place une version numérique de son livre, destinée à créer une interaction avec les internautes.

Dans un communiqué, la société Orange explique combien cette solution permettra de donner une nouvelle dimension à l'oeuvre de l'écrivain. Pour Alexandre Jardin, c'est l'exaltation : « Le numérique, c'est une opportunité démentielle, révolutionnaire, une nouvelle grammaire narrative. »

Jusqu'en mai 2011, l'histoire décrite sera disponible sur Fanfan2.fr, comme nous l'expliquions, et les personnages du livre auront également une vie à travers Facebook et Twitter. Plusieurs applications pour les plateformes mobiles seront également diffusées par l'opérateur téléphonique, afin de dynamiser plus encore cette campagne.

D'autre part, alors que le Galaxy Tab sera prochainement mis en vente vers la fin novembre, on y trouvera l'application Read & Go - également disponible sur plateforme mobile et ordinateurs, précise la directrice exécutive chargée de la communication, Christine Albanel.

Tout d'abord, cette boutique proposera 300 BD, des magazines de presse et plus de livres orientés vers la dimension pratique que la littérature classique. En effet, pour l'heure, précise Christine Albanel, « des discussions sont toujours en cours pour déterminer la règle de partage des revenus », explique-t-elle à l'Express.

Chose intéressante, les intentions d'Orange sont dévoilées : « Notre objectif n'est pas de nous substituer à eux [les éditeurs, NdR], mais bien d'offrir de nouveaux services dans le respect de nos partenaires. À condition que l'activité puisse se développer : on ne peut pas avoir un taux de TVA à 5,5 % pour un livre papier et à 19,6 % pour son format numérique. Cette distorsion porte un coup rude à un marché encore naissant. Et, contrairement à d'autres secteurs, une baisse de la TVA n'aurait aucun impact sur les recettes fiscales. »