Scribd lance son service d'abonnement, avec 20 livres par mois

Antoine Oury - 01.10.2013

Lecture numérique - Acteurs numériques - Scribd - abonnement mensuel - modèle Netflix


La commercialisation des documents téléchargés sur la plateforme de lecture en ligne Scribd faisait partie des fonctionnalités disponibles depuis un moment, mais le site annonce désormais la possibilité de souscrire à un abonnement mensuel de 8,99 $, autorisant l'accès à 20 livres par mois. Une offre encore en constitution, qui intervient alors que ce modèle « à la Netflix » fait des émules dans le monde du livre.

 


 

 

« Nous n'avons pas tous les livres qui existent dans le monde, mais notre offre vaut largement 8,99 $ par mois », souligne le PDG de la société, Trip Adler. En effet, le seul grand éditeur à avoir souscrit à la proposition de Scribd est HaperCollins, mais celle-ci a bien entendu vocation à s'étoffer avec le temps. Près de 30 éditeurs auraient déjà partagé leur catalogue pour une vente sur Scribd.

 

Celle-ci fonctionne sur un modèle de souscription autorisant l'accès à 20 livres par mois, tandis que les livres numériques seront toujours disponibles en achat à l'unité. Une première offre avait été lancée en janvier dernier, mais l'arrivée d'HarperCollins remet celle-ci en avant. Le site générerait au total près de 10 millions $ de recettes annuelles, d'après son directeur.

 

Il y a quelques semaines, le site Oyster dévoilait également son offre de lecture en ligne, remettant au goût du livre le fameux modèle Netflix, très populaire aux États-Unis pour les programmes télévisés. « Oyster est une start-up. Ça ne signifie pas que leur proposition n'est pas bonne, mais elle reste limitée... Nous estimons que Scribd a déjà une audience, et s'en constituer une est difficile », explique Chantal Restivo-Alessi, chargée des contenus numériques chez HarperCollins.

 

Au niveau des revenus garantis aux auteurs, Scribd les tient confidentiels, tout en précisant qu'ils pourraient être rendus publics prochainement. « Nous avons bataillé, au point que si toute l'industrie allait dans ce sens, nous serions très heureux, parce que les conditions économiques sont plus favorables... L'exact opposé des modèles de souscription de l'industrie musicale. Les revenus des auteurs augmentent, de façon significative », se félicite de son côté le PDG d'HarperCollins, Brian Murray.

 

Thom Yorke, leader du groupe Radiohead, avait en effet annoncé le retrait des chansons du groupe de la plateforme Spotify, en soulignant que le modèle « ne fonctionnait pas » et en pointant les faibles revenus attribués aux créateurs.