Sélectionner des articles de presse, l'outil de Scribd anti-fake news

Cécile Mazin - 23.05.2017

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Fort de son approche « lire-autant-que-possible-pour-le-moins-cher-possible », la société Scribd vient d’ajouter la presse à l’ensemble de son service. L’idée est de pouvoir disposer d’une solution pour lutter contre les fake news. Un combat qui ramène bien loin, à l’origine du partage de PDF en ligne...


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Trip Adler, TechCrunch, CC BY 2.0
 

L’annonce est toute fraîche, à peine finie d’imprimer : de célèbres journaux comme The New York Times, The Wall Street Journal, The Guardian, The Financial Times, NPR et ProPublica, se lancent aux côtés de Scribd. D’autres marques viendront par la suite, mais, pour l’heure, voici quelques précisions.

 

Il ne sera possible d’accéder qu’à quelques articles, sélectionnés par Scribd – qui n’a manifestement pas réussi à reconduire son accord de fin 2016, donnant un accès illimité à Bloomberg Business Week, Fortune, New York, People ainsi qu’au Time. Il n’était cependant question que de magazines dont les publications se retrouvaient alors en accès sur la plateforme.

 

Dans le cadre de ce nouvel arrangement, les entreprises seront payées pour chaque article publié sur le site, dans le cadre de la solution d’hébergement proposée par Scribd. « Cela injecte quelques dollars dans l’environnement journalistique, et répond à la problématique que les éditeurs rencontrent, et contre laquelle ils se battent : faire payer les clients pour l’information. »

 

Il s’agit donc de générer un environnement de distribution d’articles journalistiques durable pour les médias, et de favoriser le journalisme de qualité, pointe Scribd.
 

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Les partenaires disposeront désormais d’un nouveau design et d’un système de prescription spécifique pour les articles, et pour les utilisateurs de Scribd, aucun surcoût. L’offre est intégrée dans les 9 $ mensuels que l’on verse pour disposer de l’offre de lecture. 

 

Depuis février 2016, Scribd a déjà totalement revu son modèle économique et chamboulé entièrement les solutions jusqu’alors en vigueur. En effet, de l’offre d’abonnement illimité, la société a basculé vers une approche plus pragmatique de crédits de lecture – à la manière de ce qui se passe en France, du fait de la loi sur le prix unique du livre numérique.
 


 

Au point que même les comics ne sont plus en accès illimité : « Nous avons alerté les lecteurs de bande dessinée de l’information par email, début décembre. Nous comprenons qu’elle soit décevante pour les lecteurs de comics. Elle fut difficile à prendre, et nous espérons qu’ils exploreront le reste de ce que Scribd a à offrir », assurait Trip Adler, le cofondateur, dans un communiqué diffusé début 2017.

Le grand patron en profite également pour annoncer que, désormais, plus de 500.000 abonnés payants ont souscrit à l’offre globale. L’arrivée de ce nouveau service devrait permettre de générer par ailleurs 50 millions $ de chiffre d’affaires supplémentaire. Et toujours avec comme perspective d’aider « les nouveaux partenaires éditeurs et les éditeurs de contenu de confiance, à augmenter leur audience ».