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Serpents, cavernes et dieux mayas : projet Bradbury, semaine #4

La rédaction - 13.09.2013

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Le Projet Bradbury continue et avec lui, le marathon d'écriture que s'est imposé Neil Jomunsi. Cette semaine, l'auteur nous entraîne en terre maya et livre un long texte tout en humour et en dépaysement, mystérieusement intitulé Kukulkán.

 

 

En voici le pitch :

Lorsque Cayetano est appelé ce matin-là pour résoudre un problème de termites chez Jane, une vieille Américaine un peu illuminée persuadée d'avoir des démons sous son plancher, l'exterminateur est à mille lieues de se douter de ce qui se trame dans le sous-sol de Villa Nueva. Aidé par Zorro, son fidèle compagnon à quatre pattes, il devra affronter des entités anciennes et depuis longtemps oubliées, mais qui n'ont rien perdu de leur puissance.

 

Sur le blog, Neil Jomunsi revient sur la genèse du texte :

 

« Les précédentes nouvelles ayant, mine de rien, un petit côté déprimant, j'ai décidé cette semaine de vous proposer un texte un peu plus réjouissant teinté d'humour et de fantaisie. L'histoire se déroule au Guatemala, en ancienne terre maya, et les couleurs ont été ici primordiales. J'ai beaucoup utilisé le petit "truc" de mes promenades d'inspiration, en me focalisant sur les couleurs et en essayant de trouver des métaphores intéressantes. Je ne peux que conseiller ce petit stratagème intellectuel, qui enrichira votre vocabulaire et votre style si vous êtes auteur et qui vous fera voir le monde sous un autre angle — beaucoup plus intéressant — si vous êtes lecteur. »

 

L'histoire se base sur un étrange phénomène survenu au Guatemala ces dernières années et qui a fait le tour du monde des télévisions : de gigantesques trous qui se creusent au milieu des villes, de véritables gouffres qui paraissent s'ouvrir sur les Enfers.

 

 

 

Neil ajoute : « Comprenez qu'en tant que personne intéressée par les phénomènes étranges et inexpliqués, je ne pouvais pas passer à côté d'un tel mystère.»

 

On peut lire l'article complet ici et également s'abonner au Projet Bradbury sur le blog.

 

 

 

 

LA SEMAINE #4 SUR LE BLOG

 

Jomunsi tient un blog, hébergé par Actualitté,  sur lequel il documente son projet. Cette semaine, deux articles ont particulièrement fait réagir les internautes.

 

 

Se couler dans le monde et devenir de l'eau

 

Dans cet article, Neil évoque la tradition anglosaxone des commencement speeches, des discours donnés par des personnalités éminentes devant des parterres d'étudiants, voués à être des vecteurs d'inspiration et de motivation, et revient en particulier sur l'un d'entre eux donné par l'écrivain David Foster Wallace en 2005.

 

 

Ainsi nous vivons au sein d'un environnement qui nous formate à penser certaines choses, à tenir certains raisonnements pour acquis. Ce même environnement nous pousse à croire que tout tourne autour de l'argent et que la vie ne vaut d'être vécue que pour une carrière fulgurante, un bon salaire, un écran plat et un appartement confortable. Nous tenons ces postulats pour des buts intrinsèques, qui ne doivent pas être remis en question. Combien de fois par exemple avons-nous entendu "mais comment tu vas faire pour l'argent ?" lors de discussions familiales ou entre amis ?

 

Ce discours d'introduction, je me le repasse à chaque fois que je doute. À chaque fois que des idées noires me traversent et déversent leur fiel dans mes neurones. Ces pensées murmurent : “Pourquoi tu ne vivrais pas ta vie comme tous les autres, comme tout le monde ? Tu te crois meilleur ?Pourquoi est-ce que tu t'infliges cette souffrance, pourquoi est-ce que tu penses trop et que tu ne gagnes pas assez ? Pourquoi est-ce que tu t'accroches à des rêves inaccessibles, à des chimères ? Tu ferais mieux de prendre une assurance vie et de cotiser pour ta retraite.”

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***

Écrire à partir d'un rêve : mission impossible ?

 

Dans cet article, Neil évoque les difficultés de l'écrivain face au matériau très malléable que sont les rêves. Est-ce une bonne idée de les utiliser pour ses propres histoires ? Petit extrait :

 

La dernière fois que j'ai cru avoir une idée géniale pendant un rêve remonte à quelques années. Comprenez, je dors toujours avec un carnet et un stylo sur ma table de nuit de peur de rater quelque chose qui ressemblerait de près ou de loin à une fulgurance créative. Une nuit, un rire me tire de mes rêves… et quand je dis un rire, je parle de mon propre rire. Je me souviens très clairement m'être réveillé en larmes sur les coups de quatre heures, hilare d'avoir entendu la meilleure histoire drôle jamais écrite. Ni une ni deux, j'allume la lampe et je me jette sur mon carnet pour y gribouiller quelques mots. Malgré le brouillard du sommeil qui m'étreint encore et m'empêche de bouger les doigts aussi prestement que je le souhaiterais, je parviens à coucher mon idée sur le papier, referme le carnet, éteins la lumière et me rendors du sommeil du juste, convaincu d'avoir pour le lendemain la matière à une histoire incroyable.

 

En me réveillant au petit matin, je me souviens de l'aventure de la nuit et rouvre le carnet à la recherche de la dite histoire drôle. Je tourne les feuilles jusqu'à la dernière page, fébrile, et me prépare mentalement à replonger dans l'hilarité, à m'en tenir les côtes, à m'esclaffer si fort qu'à coup sûr j'en réveillerai ma compagne.

 

J'avais écrit « chaise ».

Comme on peut le voir, ce n'est pas gagné. Mais l'auteur n'a pas dit son dernier mot, et il le prouve.

 

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Le Projet Bradbury continue la semaine prochaine, et avec lui toujours plus de nouvelles et d'histoires.

 

Courage matelot ! Plus que 48...