Sony s'associe à E Ink, principal fabricant d'écrans epaper – et sort le DPT-RP1

Antoine Oury - 10.04.2017

Lecture numérique - Acteurs numériques - Sony ebook - E Ink ebook - écrans encre électronique


Définitivement, Sony est en train de revoir sa stratégie pour le livre numérique. La multinationale avait abandonné la construction de lecteurs ebook et la vente de livres numériques, mais semble revenir par la fenêtre. Après le développement de la DRM URMS, Sony annonce en effet une joint-venture avec E Ink Holdings, le principal fabricant d'écrans à encre électronique.

 
Kobo Aura One
(photo d'illustration, ActuaLitté, CC BY SA 2.0)

 

C'est en 2014 que Sony annonçait à demi-mot son retrait du marché des lecteurs de livres numériques : sa librairie maison fermée, le groupe abandonnait la construction de readers, exception faite de quelques tentatives réservées aux seuls marchés japonais ou professionnels. En cause, la viabilité économique du secteur, dominé par Amazon, et un faible taux de renouvellement des appareils du côté des utilisateurs.
 

Depuis quelques mois, Sony montre toutefois un intérêt plus important pour le livre numérique : d'abord, avec le développement de la DRM URMS, une mesure technique de protection que le groupe présente comme très réactive à toute tentative de crackage. Et, aujourd'hui, avec l'annonce de la constitution d'une joint-venture avec E Ink Holdings, le principal fabricant d'écrans à encre électronique.
 

Dans un communiqué, E Ink Holding et Sony Semiconductor Solutions annoncent ainsi la création d'une société commune, installée à Taïwan, avec une filiale japonaise qui devrait naître sous peu. Cette société sera chargée de « penser, designer, développer, fabriquer, vendre, distribuer et d'exploiter » des produits utilisant des écrans à encre électronique.
 

Très peu d'informations sont disponibles, mais cette société pourrait exercer dans un certain nombre de domaines, et pas seulement la lecture numérique : l'affichage publicitaire est un secteur particulièrement prometteur, mais aussi l'affichage utilitaire ou encore la personnalisation de vêtements et d'accessoires.
 

La société démarrera ses activités une fois les autorisations obtenues du côté des autorités de régulation économique. Les deux acteurs ont massivement investi dans la structure, et détiennent d'ores et déjà 70 % des parts, le reste étant partagé entre des sociétés d'investissement. Le capital de départ s'élève à 420 millions de dollars taïwanais, soit 12 millions €.
 

Sony fut l'un des premiers fabricants à utiliser les écrans de E Ink Holdings, mais ces derniers sont désormais utilisés par Amazon ou Kobo.
 

Et devinez qui voilà ?


Alors que le partenariat est tout juste officialisé, voici qu’une machine surgit, le DPT-RP1. Il s’agit d’un lecteur ebook avec une grosse résolution (1650x2200 px) ainsi qu’une netteté de 207 ppi. Cette évolution du DPR-S1 conserve toutefois la même taille et la même forme que son ancêtre (une page A4, en somme), le tout avec une couverture antidérapante, assure Sony.

 

L’ensemble devrait être vendu le 5 juin pour 80.000 yens. Assez loin des premières fuites que l'on a pu découvrir la semaine passée... et pourtant, qui sait ce que la firme japonaise réserve désormais. Le DPT-RP1 ne supporte que le format PDF et comporte un stylet, pour faire des dessins. Ou pas. On ignore encore si le nouveau modèle est le fruit direct de la nouvelle collaboration avec E Ink Holdings.

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via cnYes, Sony