Stephen King a testé le Kindle d'Amazon

Clément Solym - 02.03.2008

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Oui, le grand maître de l'horreur et du suspens et aussi un grand lecteur et un grand curieux. Et comme il a un peu de temps libre en attendant la première de sa comédie musicale à Atlanta en 2009, il a décidé de tester le kindle d'Amazon.

« Le premier livre que j'ai lu sur mon nouveau kindle »

Stephen King commence sa critique par le livre « mémorable » qu'il a choisi de lire sur ce nouveau support, il s'agit de « In pale battalions » de Robert Goddard un livre sur la première Guerre mondiale mais qui parle de « sexe, de secrets et de meurtre... tout ce qui est bon en d'autres termes ». Et le romancier se laisse aller dans une longue introduction à une petite critique de ce roman qui si on le croit est très prenant, mais toujours pas un mot du kindle. Cela tient certainement du fait qu'« oncle Stevie » (comme il aime s'appeler dans cet article), ne s'attache pas tant au support qu'à l'histoire si elle est bonne peu importe la façon dont on « l'ingère », ça restera bon.

« L'histoire importe plus que la façon dont elle est délivrée (et ça inclut l'auteur). »

Et voilà la substance de son propos en effet le roi du roman d'épouvante n'a rien contre le kindle. Il déclare que « C'est léger, ça tient la charge, et c'est simple d'utilisation », même s'il note que les touches du clavier sont minuscules. Et puis après, il ne s'en est pas servi, un clavier ça ne sert pas à lire. Les avantages sont non négligeables pour un « gadget ». Les caractères sont adaptables à la vue ou suivant la fatigue, ce qui n'est pas vraiment possible avec un livre, et les prix de ces « anges de papier sans papier » qui « volent » par millions dans l'univers virtuel attendant d'être téléchargés, sont même assez économiques puisqu'ils avoisinent les 9 dollars 99.

« Le Kindle remplacera-t-il les livres ? Non. »

Cela dit Stephen King n'est pas totalement convaincu, outre le problème de la couverture très très décevante, il estime que le livre a une force que les lecteurs numériques n'ont pas. La présence physique. Non pas au sens de décorations pour murs mais plutôt dans la symbolique qu'ils portent. Il estime qu'« Il y a une permanence dans les livres qui souligne l'importance des idées et des histoires que l'on a trouvées en eux [...] ». Enfin l'auteur donne sa définition du lecteur numérique d'Amazon « un gadget avec des histoires cachées dedans ».

Pour les courageux, ou les bilingues qui voudraient lire l'article en entier et en Anglais dans les colonnes de nos confrères américains de Entertainment Weekly, il suffit de suivre ce lien vers Stephen King teste le Kindle.