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Stephen King : “Je quitte Facebook”

Clément Solym - 04.02.2020

Lecture numérique - Usages - Stephen King Facebook - Stephen King Twitter


Il n’a jamais caché son agacement vis-à-vis des publicités politiques sur Facebook. Mais Stephen King n’est pas homme de demi-mesure : désormais, le roi de l’horreur abandonne le réseau de Marc Zuckerberg. Et cela n’a rien d’une infox…

Stephen King - Foire du Livre de Londres 2019
ActuaLitté, CC BY SA 2.0
 

Les nouvelles conditions du réseau social sur la diffusion de publicités politiques en ont fait enrager plus d’un. Pour mémoire, Facebook – et Instagram avec lui – a décidé de ne pas censurer les fake news publiées et promues par les politiciens. Se priver d’une pareille ressource serait idiot, du point de vue d’un alogirithme. 

Quand Twitter et Google ont adopté des méthodes contraires – le premier bloque les pubs politiques, et le second limite le ciblage – Facebook revendique la liberté d’expression bien commode en de pareilles circonstances. Et ce, d’autant plus que sur 2020, Zuckerberg s’attend à ce que 0,5 % de ses revenus publicitaires soit généré par la publicité émanant de groupes politiques. 

En prônant une approche transparente – la novlangue n’a aucune limite –, Facebook entend donc qualifier les messages de politiciens pour qu’ils soient ouvertement compris comme tels. D’ailleurs une bibliothèque permet aux utilisateurs d’interroger les annonceurs et de découvrir leurs investissements.

Pour Stephen King, ce modèle est inadmissible. « Je quitte Facebook », indique-t-il depuis… Twitter. « Je ne suis pas à l’aise avec le flux d’infox qu’autorise la politique publicitaire. Et je n’ai pas confiance en sa capacité à protéger la confidentialité de ses utilisateurs », poursuit le King. 

La référence au scandale Cambridge Analytica n’échappera à personne. Ce recours aux données de Facebook, avec une visée politique ouverte – celle de l’élection de Donald Trump, grand copain de Stephen King – avait fait chauffer les claviers de la presse.
 



Le Roi invite à le retrouver sur Twitter, ainsi que Molly, alias The Thing of Evil, sa chienne, dont il n’est pas avare de clichés.
 
“Tu peux nettoyer mon corps, Steve, mais tu ne purifieras jamais mon âme sombre”


Dossier - Lecteurs, communauté et réseaux sociaux : promouvoir le livre


Commentaires
Il a bien raison



(NB : j'espere que le steelbook de Doctor Sleep sera Magnifico)
il me plait pas le Steelbook de Doctor Sleep, j'attendrais une baisse à 20€ de l’édition Amaray (ou à 15€), bref on verra plus tard.
Très drôle : comme si Twitter était plus vertueux que Facebook...

Si on confie ses données à un réseau social, il ne faut pas s'étonner qu'ils s'en servent : « quand l'usage est gratuit, c'est que c'est le client qui est la cible...»
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