Streaming, torrent : le piratage sur internet a encore augmenté en 2017

Clément Solym - 22.03.2018

Lecture numérique - Législation - piratage internet musique - piratage internet films - piratage internet séries télé


Le groupe de recherche MUSO, auteur de réguliers rapports sur la contrefaçon, vient de jeter un froid. Après avoir passé en revue 300 milliards de visites en 2017, les sites de piratages sont plus populaires que jamais. Et si les séries télé sont les plus prisées des internautes, c’est avant tout par streaming, plutôt que téléchargement torrent ou direct.


Bloody Pirate!
Jaskirat Singh Bawa, CC BY ND 2.0
 

 

C’est une catastrophe écologique que ce streaming : les serveurs poussés dans leurs ressources pour fournir de la bande passante, voilà bien un drame écologique, au même titre que les Bitcoins qui nécessitent des puissances de calcul redoutables. 

 

Mais l’autre drame, c’est donc la contrefaçon : avec une hausse de 1,6 % de la fréquentation des sites pirates en 2017, par rapport à 2016, les internautes sont de plus en plus amateurs de contrefaçon.
 

Le pays le plus consommateur resterait les États-Unis, la France n’occupe, elle, que la 7e place dans le classement des 10 pays les plus enclins au piratage. La Chine, souvent pointée comme mauvaise élève, n’y figure d’ailleurs pas. 

 

En priorité, les pirates cherchent donc des émissions TV – 106,9 milliards de visites avec cette recherche – puis de la musique, 73,9 milliards et des films, 53,2 milliards. Mais ce que l’on constate, c’est l’augmentation du piratage depuis des appareils mobiles.

Et pour 2018, MUSO s’attend à ce que, pour les films, les ordinateurs de bureau ne soient plus l’outil privilégié...


L’édition afghane, en plein essor, fait face au piratage
 

Andy Chatterley, PDG et cofondateur de MUSO, souligne que la croyance populaire par laquelle Netflix et Spotify auraient permis de lutter contre le piratage est démentie dans les faits. « Nos données suggèrent bien que le piratage est plus populaire que jamais », précise-t-il.

 

D’autant que l’analyse de MUSO reste limitée : des solutions logicielles comme Kodi ne sont pas prises en compte, laissant entendre que le mouvement serait encore plus important qu’imaginé. « Les informations nous montrent que 53 % de tout le piratage a lieu sur des plateformes de streaming illégales », poursuit-il. 

 

Obsédés par les sites pirates, les éditeurs de manga
en oublient les lecteurs


Reste que les pirates représentent une audience que les industries culturelles continuent de négliger et de ne pas comprendre. Dans le communiqué de presse, MUSO n’évoque pas la question du livre numérique – probablement moins sensible à l’effet streaming que la musique ou les séries TV. 

 

Le rapport coûte 1000 $, à cette adresse. Précisons par ailleurs que MUSO est une société qui propose des services de protection contre le piratage : si les données peuvent être précises, elles peuvent aussi servir les intérêts commerciaux de la société...




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