Streewars, à Lyon : la guerre des pistolets à eau, pour le polar et le meilleur

Clément Solym - 16.03.2010

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Le temps va être humide ces prochains jours à Lyon, puisque sous l'égide de Quai du Polar, vient de reprendre la plus cinglante des batailles au pistolet à eau. En jeu, 100 romans policiers pour le dernier candidat en lice. Les conditions, toucher, tremper... tout en gardant ses poils bien au sec.

Du 9 au 11 avril se déroulera en effet le festival organisé par l'association, qui a relancé son grand jeu le 15 mars à minuit. L'occasion d'un street buzz marketing à l'échelle de la ville, qui l'an passé avait réuni près de 500 joueurs. C'est Thomas Théodorou qui s'était distingué au cours de l'édition 2009.

« Sortir de chez nous, en regardant bien partout, pouvait nous prendre 5 à 10 minutes. À partir d'un certain moment, cela devient de la paranoïa. La première semaine est éprouvante. J'envoyais ma mère sur le palier, pour être sûr qu'il n'y avait personne. J'avais même mis des indicateurs de passage. Si le cure-dent sur la porte en face de mon appartement était tombé, je savais que quelqu'un était passé. C'est de la tactique », se souvient-il, interrogé par Lyon capitale.

Cette deuxième édition aura cependant connu un petit hoquet, notamment en provenance de l'UMP - pas étonnant lorsque l'on sait que le sénateur-maire, Gérard Collomb, est d'obédience socialiste. Ainsi, alors que le festival assurait l'obtention des crédits lui permettant de se poursuivre pour sa 6e édition au Palais du commerce, les députés avaient déploré que ce soit là l'occasion donnée aux jeunes de jouer à tuer. Situation délicate, alors qu'un jeune de 12 ans avait trouvé la mort dans le quartier de Mermoz, peu de temps auparavant.

Il aura fallu se rabattre sur le règlement, qui stipule bien que Streetwars est « un jeu de rôle grandeur nature à l'échelle du Grand Lyon, réglementé et destiné aux jeunes adultes, sur inscription. Ce jeu s’inscrit dans la politique ludique du festival ». Pas question de laisser les politiques piétiner la manifestation, qui l'an passé avait réuni 30.000 personnes durant les trois journées.

Najat Vallaud-Belkacem, adjointe en charge des grands événements s'explique : «  Ce n'est qu'une des 70 animations proposées dans le cadre du festival. Et encore une fois, il ne s'agit pas d'une partie de paintball dans les rues de Lyon. » (source)