Surface : le silence de Microsoft sur la fonction liseuse

Clément Solym - 21.06.2012

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Les premiers aperçus de Surface ont évoqué les différents OS, sa fonction tactile, l' écran de 10,6 pouces « ClearType HD ». Pas sûr que cela suffise à rivaliser avec les autres poids lourds du marché, mais la tablette en a quand même sous le capot. Ou du moins sous le clavier, en kit, si l'on s'en tient à l'utilisation des visuels. Pourtant, c'est un autre périphérique qui pose de bonnes questions. Si ses différents OS Windows RT et Windows 8 ont été passés en revue, le port du stylet pose des interrogations.

 

De l'aveu de Microsoft, l'outil retranscrirait les tracés en encre numérique. Le merveilleux procédé électrophorétique qui soulage les yeux. De là se pose la question de la capacité de liseuse de l'appareil. Pour l'heure seule la disponibilité des librairies en ligne a été abordée.


 


 

La version 8 du système d'exploitation offrira une navigation tactile aux applications d'Amazon, Barnes & Noble et Kobo. Pour le cas d'Amazon, l'application permettra l'affichage sur deux pages, le changement de page animé et à la façon du menu de la liseuse Kobo des icônes-raccourcis vers vos dernières lectures. Du côté de Kobo, les premières versions de Windows 8 conçu sur HTML et Java offrent une utilisation souple et personnalisable. Comme sa liseuse, le Canadien offre un accès direct à la librairie en ligne et des fonctions de lecture sociale.

 

Avec 300 millions de dollars d'investissement, Microsoft a clairement choisi Barnes & Noble comme son partenaire privilégié. Pour l'heure, peu d'informations circulent sur ce que réserve l'application et l'absence du libraire à la présentation de l'appareil épaissit le mystère. Mais selon Good-E-reader, Barnes & Noble se préparerait  à occuper la niche du livre enrichi en contenus.

 

Peu de communication sur le partenariat, et peut-être encore moins sur la fonction liseuse. Microsoft étudie le marché du livre numérique. Et disons-le, dans une atmosphère qui n'est pas si propice. On serait tenté de croire que le géant de Redmond compte tranquillement les points dans le procès pour entente illicite qui touche Apple. Mais les grands éditeurs concernés par l'affaire sont dans une position tout aussi délicate. Andrew Gavil, avocat et professeur à l'université Howard résume la situation : « Ça complique les choses, et c'est probablement pourquoi ils n'ont pas fait beaucoup de bruit autour de la fonction liseuse de Surface. Il est difficile de négocier avec les éditeurs en ce moment ».

 

À titre de comparaison, sur 100 milliards $ de recettes liés à l'iPad, seuls 50 millions relèvent de la lecture numérique.