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Tablette Google : la concurrence, à tout prix

Clément Solym - 29.03.2012

Lecture numérique - Tablettes - Google - tablette Nexus - low-cost


Les premières estimations du prix de vente de la tablette estampillée Google, prévue pour juin prochain, ont fait surface sur les sites spécialisés. Et Google, comme les autres acteurs du marché des tablettes, s'est vu forcé de revoir ses prix à la baisse, pour disposer d'un argument supplémentaire face au(x) Kindle Fire et au plus ou moins hypothétique mini-iPad.

 

Google a fait le choix du low-cost. Ou, plutôt, il y a été porté par le courant dominant du marché des tablettes, qui en attire tous les représentants vers le prix le plus faible possible. Avec les nouveaux Kindle Fire d'Amazon estimés entre 199 et 299 $, le moteur de recherche s'est tourné vers Asustek Computer pour bénéficier des tarifs les plus compétitifs sur les composants et ainsi fixer le prix final de sa tablette aux alentours de 199 $, si ce n'est 150 $, comme l'affirment quelques sources.

 

 

 

En décembre dernier, le porte-parole de Google Eric Schmidt avait fait part de la volonté de la société « de commercialiser une tablette de qualité », mais aussi de son inquiétude vis-à-vis d'un marché plutôt fragile : « Les prix continuent de chuter et les coûts de fabrication d'augmenter, tandis qu'une forte baisse est attendue du côté des marges brutes, ce qui force les vendeurs et les fournisseurs à lutter contre la réduction des bénéfices. »

 

Quatre mois plus tard, le ton a un peu changé et beaucoup s'interrogent sur la viabilité de la tablette Nexus de Google. Adoptant la stratégie du low-cost chère à Amazon (qui équilibre les pertes liées à la vente de ses tablettes avec les achats postérieurs des utilisateurs sur la bibliothèque Kindle), Google va-t-il aussi créer son cercle fermé d'achat via Google Play ? Si les marges brutes sur les tablettes tournent aujourd'hui autour de 10 et 15 %, Google risque d'avoir du mal à atteindre ses chiffres avec un prix de vente trop bas. Tony Berkman, analyste chez ITG Research, parvient à la même conclusion : « Le coût de fabrication sera supérieur au prix de vente, [...] c'est inévitable si Google veut être compétitif ».

 

Côté caractéristiques, la tablette Nexus de Google sera équipée d'un écran 7 pouces, d'un processeur quadricoeur NVIDIA Tegra 3, et tournera sous Androïd 4.0 « Ice Cream Sandwich ». Le choix du moteur d'exploitation fait déjà parler de lui, puisqu'une version 5.0 d'Androïd, « Jelly Bean », est attendue pour l'automne, ce qui rendrait la tablette obsolète ou presque quelques mois seulement après sa sortie. La tablette pourrait en tout cas être dévoilée début mai, pendant le CTIA, un rendez-vous international pour les fabricants d'engins connectés, ou encore le 27 juin, à l'occasion de la conférence I/O de Google, le rendez-vous annuel de la société californienne.