Tablettes : E Ink inquiète les employés de Hydis

Nicolas Gary - 03.02.2013

Lecture numérique - Tablettes - Hydis - écrans LCD - Corée


Bisbille en Corée ? En 2008, la société E Ink Holding achetait Hydis Technologies, spécialiste des écrans LCD. L'année suivante, c'est en rachetant E Ink Corp que le groupe se développait un peu plus encore. Mais pour rester le leader dans un secteur, en l'occurrence, la fabrication d'écran à encre électronique, E Ink Holding prête le flanc aux critiques. 

 

 

 

 

Une rumeur a décollé, cette semaine, après la fermeture jusqu'au 15 février, des usines de Hydis ; une consigne qui aurait été imposée par E Ink, et qui, dans le même temps, n'aurait pas fourni d'explication. Seule réponse apportée à la presse : « Nous avons acheté Hydis, alors nous avons le droit. » Un brin sommaire, rapporte le China Post.

 

Mais les salariés de l'usine sont assez refroidis : que souhaite réellement faire de leur travail le nouveau patron ? On parle de plus en plus fort d'une restructuration et d'un démembrement des actifs de l'entreprise. Surtout que l'an passé, des premiers licenciements auraient eu lieu, avec pour perspective de réduire de 10 % la main d'oeuvre de 1000 employés. 

 

Sollicité par E Ink Info, le propriétaire des lieux se défend : « Hydis est un investissement important et un atout précieux pour E Ink Holdings. Nous ne vendrons pas Hysids. La technologie inventée par le savoir-faire de Hydis, le FFS (Fringe Field Switching), est celle qui est la plus populaire auprès des fabricants d'appareils mobiles et en particulier des tablettes. Nous avons accordé des licences de notre technologie FFS à un certain nombre de fabricants d'écrans LCD. »

 

Le FFS disposerait d'une meilleure transmission avec une haute résolution et un grand angle de vue, ainsi qu'une vaste palette de couleurs. Parmi les clients, on compte le Kindle Fire d'Amazon ou encore le Nexus 7 de Google.