UK : Le livre numérique pas encore adopté par les 16-24 ans

Antoine Oury - 25.09.2014

Lecture numérique - Usages - lecture numérique - livres numériques ebooks - Royaume-Uni


La sortie de l'iPod d'Apple avait révolutionné en quelques mois la façon d'écouter de la musique : exit les CD, le MP3 avait la primeur chez les plus jeunes générations, notamment en raison de la démocratisation simultanée des réseaux pirates de partage, du type Napster. Pour le livre numérique, la transition est plus lente, y compris chez les 16-24 ans. 


Data Dump

La mort du disque, la survie du livre ? (Seth Anderson, CC BY-SA 2.0)

 

 

La mutation numérique dans le domaine de la musique reste elle-même à relativiser : les usages ont changé, mais le format CD reste malgré tout commercialisé, preuve qu'il doit toujours être plus ou moins rentable. Pour en avoir le cœur net, et l'expertise fiable, The Bookseller a commandé un sondage à l'institut Voxburner, pour savoir ce que les 16-24 ans pensaient du livre numérique.

 

Le magazine révèle que 73 % des interrogés ont déclaré préférer le format imprimé aux livres numériques et audio. Le tiers restant préfère, logiquement, les ebooks, tandis que 31 % assurent ne jamais acheter de livres numériques — ce qui ne signifie pas ne jamais en lire, comme chacun sait. 900 individus dans la tranche d'âge ont été interrogés pour parvenir à ce résultat.

 

Parmi ceux qui lisent des livres numériques, la répartition entre les différents appareils est pratiquement similaire, avec 39 % sur reader, 37 % sur smartphones et 36 % sur tablettes. On soulignera toutefois la préférence pour le lecteur ebook, qui n'offre ni la couleur ni l'accès à des dizaines d'autres applications susceptibles d'interférer avec la lecture...

 

Les questions sur la tarification sont bien plus intéressantes : les 16-24 achètent à 81 % les livres avec leur propre argent de poche. Dans le cas du livre papier, les jeunes gens sont prêts à dépenser jusqu'à 7 £, au format poche. Mais lorsque l'on évoque les livres numériques, la moitié des interrogés assure que le tarif maximal, selon eux, doit être de 3 £, contre 27 % qui placent la barre un peu plus haut, à 5 £.

 

Comme sur tous les marchés, et même si celui en langue anglophone propose des livres numériques récents et best-sellers à des prix aux alentours de 3 £, le prix aura donc son importance dans l'adoption. Les achats de livres, tous formats confondus, sont effectués sur amazon (75 %), mais également en librairies (73 %), loin devant les supermarchés (37 %), les boutiques caritatives (37 %) et les libraires indépendants (34 %).

 

44 % des interrogés se rendent régulièrement en bibliothèque, et 66 % sont usagers réguliers de celles présentes dans leur collège, lycée ou université. 53 % des 900 interrogés ont assuré qu'ils emprunteraient volontiers des ebooks, si ces derniers étaient largement disponibles en bibliothèque...