Un Mars et ça repart : le Projet Bradbury vous souhaite une bonne année

La rédaction - 03.01.2014

Lecture numérique - Acteurs numériques - guerre - mars - 14-18


Le Projet Bradbury ne se laisse pas abattre et continue son petit bonhomme de chemin. Après avoir écumé les houles de 2013, Neil Jomunsi s'élance sur les pistes enneigées de 2014 avec énergie et détermination. L'occasion pour l'auteur de souhaiter à ses lecteurs une bonne année

 

« J'espère que cette nouvelle année vous apportera bonheur et énergie, et que tous vos rêves pourront prendre corps. Cependant, compter simplement sur la nouvelle année pour réaliser nos souhaits les plus fous me semble légèrement optimiste. Et même si je fais confiance aux énergies positives que vous avez été nombreux à me faire partager l'année précédente, je suis d'avis de continuer sur ma lancée plutôt que de me reposer sur mes lauriers. Cela tombe plutôt bien, le réveillon a été calme et les fêtes de Noël légèrement ralenties par les maladies des uns et des autres : je n'ai donc pas de retard sur mon planning. Mieux encore, j'ai de l'énergie à revendre pour encore 32 autres nouvelles. Car ça y est, nous passons aux nombres en 2- (petit frisson à chaque fois). »

 

 

 

Lettre Morte est donc la 20ème nouvelle du Projet Bradbury : il s'agit ici d'un texte épistolaire où Neil Jomunsi raconte l'histoire d'un scientifique embrigadé dans les troupes françaises pendant la première guerre mondiale, mais dont la petite histoire va bientôt se heurter à la grande : en effet, les Martiens débarquent ! Tout ce petit monde qui se cognait dessus doit alors se rabibocher pour combattre le nouvel ennemi venu des étoiles. Qui remportera la partie ?

 

Lettre Morte est, comme d'habitude, disponible au prix de 0,99€ chez la plupart des libraires numériques, ou disponible en s'abonnant à l'intégralité des nouvelles pour 40€. Pour ceux qui ne souhaitent pas s'abonner, une première intégrale du Projet Bradbury est téléchargeable au prix de 9,99€, et regroupe les treize premières nouvelles.

 

 

 

A citer également, un billet où Neil Jomunsi relate avec humour l'embarras qui le saisit à chaque fois qu'il doit expliquer à des inconnus le genre d'histoires qu'il écrit. C'est une situation qui pourrait arriver à chacun d'entre nous, dans une soirée mondaine ou chez des amis, et à laquelle l'auteur cherche tant bien que mal une solution. L'article de blog est à découvrir en intégralité ici.

« J'écris des romans. »

Une sorte de hochement de tête impressionné vient accueillir votre aveu. Lorsque soudain, c'est le drame :

« Super ! Qu'est-ce que tu écris ? »

Instant d'hésitation.

« De la science-fiction.  Du fantastique. Un peu d'uchronie quelquefois. Principalement des trucs bizarres. »

Une mine déçue passe sur le visage de l'interlocuteur. Vous essayez de ne pas vous décomposer. Une phrase vous vient à l'esprit, idiote, comme toutes les réparties désespérées :

« Mais j'écris aussi des histoires réalistes. Enfin, ça m'arrive. »

La personne sourit, plus ou moins gênée, et vous félicite. Pourtant, elle ne vous posera plus de questions au sujet de vos histoires. Son intérêt pour vos ambitions littéraires et artistiques s'est évaporé comme par enchantement. Elle ne vous regardera plus de la même façon : vous êtes "un écrivain de science-fiction".

Dure vie que celle de raconteurs d'histoires à dormir debout.