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Un ministre norvégien souhaite légaliser le Peer to Peer

Clément Solym - 23.02.2009

Lecture numérique - Acteurs numériques - légaliser - P2P - partage


Actuellement se déroule le procès de l'un des plus connus parmi les sites offrant un moteur de recherche pour retrouver des fichiers Torrent, The Pirate Bay. Du sort de ce procès pourrait bien découler un bouleversement des comportements à l'avenir, alors que Création et Internet en France continue de faire des ravages.

Inutile de spéculer sur le devenir de ce procès, nous attendrons les décisions ; en revanche, un ministre norvégien vient de frapper un crochet dans les cotes suédoises, où se déroule la procédure, en affirmant que la légalisation du partage illégal de fichiers serait une excellente idée. Pour Bård Vegar Solhjell, ministre de l'Éducation nationale, le comportement des majors de la musique doit être contenu, en ce qu'il vire à la folie.

Qualifier l'industrie du disque américaine n'est pas une très bonne idée, mais surtout, sur son blog, il explique que ce système de partage serait un excellent moyen pour permettre à chacun d'accéder à de la musique, des films, et par extension, des livres. « Fantastique ! » lance-t-il même.

« Tout comme la radio et les cassettes n'ont pas tué l'industrie de la musique, il s'agit d'une revendication absurde que de dire que le partage de fichiers le fasse », ajoute-t-il. Car au lieu de lutter contre le piratage et le partage de fichiers sur le net, l'industrie devrait être à la recherche d'un système permettant la rémunération des artistes et le confort des consommateurs.

Légaliser le partage en peer to peer reviendrait alors à monétiser son utilisation, de sorte à pouvoir reverser aux ayants droit un montant qui équivaudrait à leurs droits d'auteur sur le partage des fichiers. En combinant un tel système avec une solution de paiement pour l'utilisation de leurs créations, on parviendrait probablement à un écosystème plus clair et plus ouvert, de chaque côté. De quoi peut-être même faire décoller l'offre d'ebooks, à en croire certains...

Mais... cela ne s'appelait-il pas la licence globale en France, du temps de la DADVSI ?