Un optimisme hâtif, dix ans auparavant, sur le numérique

Clément Solym - 23.03.2011

Lecture numérique - Acteurs numériques - marche - ebook - angleterre


Les dernières nouvelles du front des zanalystes anglais nous parviennent à l'instant, pour faire le point sur les résultats financiers du livre numérique à la fin de l'année 2012. Enfin, le point de vue des éditeurs et leurs prédictions sur le sujet...

Eh bien, outre-Manche, un tiers des éditeurs estime que le marché représentera 10 % de leur chiffre d'affaires à la fin de l'année 2012, rapporte le cabinet Publishing Technology. Ce sont les cadres supérieurs des grandes maisons qui ont répondu à l'enquête, et manifestement pour quatre maisons universitaires britanniques, le CA réalisé avec les ventes d'ebooks représentera déjà 10 % pour 2011. Et doublera donc en 2012.


Manifestement, l'évolution du marché est plus lente que celle constatée outre-Atlantique. Pour certaines maisons, dont Hachette Group, on arrivait presque à un quart des ventes totales réalisées avec la vente de livres homothétiques, ainsi que le confirmait Arnaud Nourry, PDG du groupe. Et ce, pour les deux premiers mois de l'année 2011. (notre actualitté)

Le sondage réalisé en Angleterre met d'ailleurs en perspective qu'en 2001, 46 % des éditeurs interrogés considéraient que cinq ans plus tard, l'ebook représenterait 10 % de leur CA. Pour 2011, ils ne sont que 10 % à avoir atteint cet objectif. Ainsi, on constate que l'assurance verbalisée voilà 10 ans était simplement un peu trop en avance. Un optimisme de bon aloi, mais hâtif.

Pour Jane Tappuni, directrice du développement commercial Europe, pour Publishing Technology, 2011 marque l'année du livre numérique, alors que 2012 incarnera le développement commercial de ce secteur de l'édition.

Et d'assurer que pour y parvenir, les éditeurs anglais ont investi des sommes très importantes. Un fossé pourrait alors se créer entre les éditeurs qui peuvent et ceux qui ne peuvent pas fournir aux lecteurs des fichiers.

D'autre part, on peut découvrir que 66 % des sondés considèrent que l'ebook ne détruit pas le marché, mais déporte simplement les achats réalisés. On ne gagnerait rien de plus, c'est juste que l'on assiste à un transfert des sommes investies. Toutefois, le livre numérique pourrait apporter une expansion du marché global, considèrent-ils, alors qu'ils n'étaient que 44 % à le penser voilà 10 ans. (voir le communiqué de presse)