Un piratage massif dans le Google Play Books... sans réactions ?

Clément Solym - 04.05.2015

Lecture numérique - Législation - Google Play Store - ebooks piratage - commercialiser contrefaçon


La librairie numérique de Google, le Play Books, va définitivement de Charybde en Scylla. Une nouvelle vague de piratage frappe le catalogue, et toujours, l'attitude nonchalante du service semble pointée du doigt. Selon le Digital Reader « les conditions d'utilisation de Google Play Books permettent de réaliser des opérations de piratage d'ebooks à l'échelle industrielle ». Rien que cela...

 

 


 

 

Des livres de John Scalzi, d'Harlan Coben ou encore John Green, commercialisés sans vergogne, alors qu'il s'agit ouvertement de contrefaçon, voilà qui laisse rêveur. Et pour s'en assurer, Nate a franchi le pas : acheter la version du Google Play Books et celle de la boutique Kindle. Le verdict est sans appel : les versions de Google sont des piratages de médiocre qualité, certes complètes, mais avec des couvertures obsolètes ou génériques. Et pour comble, sont bardées de DRM. 

 


 

Pour lutter efficacement, des sites comme Scribd ou Amazon, à travers Kindle Direct Publishing, mettent en place des outils automatiques de surveillance. Tout livre numérique est passé au crible, pour vérifier son authenticité, et sa légalité. Et Nate de conclure que Google ne bougera pas le petit doigt, tant qu'un procès n'interviendra pas. Et que les grands éditeurs américains devront certains en arriver là pour faire entendre leurs droits.

 

Un certain Tymber Dalton a en effet découvert que l'ensemble de ses ouvrages était ainsi commercialisé, mais, en dépit des demandes de retraits, les ouvrages sont toujours disponibles. 

 

Chose d'autant plus désagréable que, depuis 2013, la firme dispose d'un brevet qui lui permet de détecter et supprimer un contenu piraté. Ce dernier n'intervient pas exclusivement au niveau des livres, mais de tout ce qui touche au contenu contrefait, et qui se retrouverait sur le Play Store. Il s'agit pourtant simplement de comparer le contenu avec des bases de données, et de supprimer une œuvre quand elle n'est pas référencée comme officielle et légale. (via The Digital Reader)

 

Pour l'heure, l'entreprise américaine ne semble pas avoir ressenti le besoin express d'apporter de commentaires.