Creative Content UK, une Hadopi à l’anglaise

Julie Torterolo - 20.07.2015

Lecture numérique - Législation - Content creative UK - Piratage internet - campagne éducative


Un large effort antipiratage effectué par fournisseurs d’accès à internet (FAI) et les ayants droit dénommé « Creative Content UK » (contenu créatif) va débuter cet été. Largement financé par le gouvernement anglais, ce programme vise à éduquer les « pirates » et à promouvoir les contenus numériques légaux disponibles sur internet. 

 

(Dennis Skley, CC BY-ND 2.0)

 

« Notre industrie créative rapporte 8 millions £ par heure à l’économie britannique et nous devons assurer que ces entreprises peuvent protéger leurs investissements », avait expliquait en 2014 Sajid Javid, secrétaire d’État aux Affaires, à l’Innovation et au Savoir-faire.  

 

Fort de la volonté de réduire à terme le piratage, un accord avait été passé entre les acteurs de l’industrie créative et les FAI afin d’avertir les ménages par emails de toutes « actions illégales ». 

 

Selon TorrentFreak, les avertissements ne sont qu’une partie de la Creative Content UK. Cette dernière débutera par une large campagne éducative. Son but sera d’orienter les internautes pirates vers des solutions légales, et ainsi, montrer l’aspect ludique et pratique des plateformes légales.  

 

Selon des chiffres donnés par le gouvernement anglais lui-même, le secteur des industries créatives rapporterait 71,4 £ milliards à l’économie britannique et est estimé à environ 1,68 million d’emplois. Cette question était ainsi devenue depuis plusieurs années une priorité dans la politique anglaise. 

 

« La campagne de sensibilisation consistera à montrer aux consommateurs comment accéder facilement du contenu — tels que la musique, le cinéma, la télévision, des livres, des jeux, des magazines et du sport — à partir de sources en ligne autorisées qui fournissent une expérience supérieure. Il est donc logique que cela se produise avant que le programme d’alertes commence », rapporte un porte-parole du programme au journal TorrentFreak. 

 

Une campagne qui ressemble fort à la genèse de notre Hadopi française, avec tous les ajustements nécessaires aujourd'hui.