Une forte croissance attendue pour l'ebook sur le marché indien

Clément Solym - 09.09.2014

Lecture numérique - Acteurs numériques - Inde ebook - livres vente - applications lecture


Pamman fut un écrivain indien qui écrivait en malayalam. Ses romans ont été parmi les plus prisés dans les années 70 et 80, se vendant comme des petits pains. Mais une application en propose les versions numériques, et parvient à rendre hommage à son travail. Au cours des derniers mois, plus de 10.000 exemplaires de ses livres sont partis.

 

 

Second hand books

Konrad Förstner, CC BY 2.0

 

 

Ses livres étaient épuisés, indisponibles dans le commerce, et Pratham Books, éditeur de littérature jeunesse s'est donc lancé dans la commercialisation numérique. « Les chiffres sont tout à fait stupéfiants, et je pense que nous ne faisons que commencer avec les livres numériques », explique Gautam John, de la maison.

 

Ce dernier, pour garantir que sa prédiction est juste, pointe la présence de millions de smartphones dans le pays. « Il est trop tôt pour les ebooks en Inde. Mais à long terme, se préfigure une forte croissance », estime pour sa part Jaya Jha, cofondateur de InstaScribe, solution de commercialisation de livres numériques pour les auteurs indépendants.

 

Globalement, le chiffre d'affaires pour le livre est en hausse, malgré plusieurs années de baisse pour le marché. Les livres numériques auraient manifestement su compenser les pertes liées à l'imprimé, selon les données de Global Entertainment & Media Outlook, publié par PwC pour l'année passée.

 

Pourtant, les éditeurs restent inquiets des risques possibles de cannibalisation, bien que les éditeurs de littérature jeunesse soient les plus optimistes. « C'est en partie un territoire inconnu », estime Vishal Anand de VerSe, société de création de livres numériques en Inde. Selon lui, peu de contenus sont facilement utilisables en Inde, pour la fabrication d'ebooks. 

 

Pour améliorer les solutions de paiement, tout en restant concentrés sur le marché des smartphones, d'autres sont passés par un accord avec des opérateurs téléphoniques. Tout achat de livres passant par sa plateforme entraîne une facturation directement gérée sur la facture téléphonique. Un moyen de règlement facile, mais pour lequel 50 % du prix de vente va à l'opérateur, déplore Amit Goel, fondateur de Patterbuzz.

 

(via Economic Times)