Verrouiller les livres : l'idée idiote et inutile

Clément Solym - 30.11.2010

Lecture numérique - Acteurs numériques - drm - ebooks - scanner


La question est simple : pourquoi mettre des verrous numériques, ou DRM, sur des ebooks, alors même que leur nature autant que leur contenu fait d'eux des clients absolument incompatibles avec l'idée même de verrous.

Beaucoup des blogueurs qui parlent des ebooks se sont depuis quelques jours mobilisés pour dénoncer ces protections antipiratage inutiles que sont les DRM. Elles sont encore plus incapables de protéger le livre que d’autres contenus numériques, car un simple scanner et quelques logiciels suffisent à créer une version numérique.

Il suffit de voir la mise à disposition gratuite du dernier livre et Prix Goncourt de Michel Houellebecq, « La carte et le territoire » (voir ici), pour comprendre qu’il n’est pas besoin d’être un hacker pour mettre à disposition du public une version numérique d’un ouvrage. La pratique, illégale bien sûr, est déjà très répandue pour les magazines, et la quasi-totalité de l’offre illégale d’ebooks disponible aujourd’hui vient du scan de versions papier.

Le scan « simple »

C’est la méthode la plus rapide, qui consiste à passer un livre papier au scanner. Selon le matériel utilisé, il faudra de quelques minutes à quelques heures pour scanner un ouvrage. Au final, une suite d’images des pages, comme les livres numérisés proposés par Google. Ce genre de scan est suffisant pour lire sur ordinateur ou sur une tablette, mais ne permet pas le très appréciable « reflow » que propose le format ePub, c'est-à-dire l’adaptation automatique du texte à la largeur de l’écran. Pas non plus de possibilité de modifier la taille des polices.

Pour pouvoir bénéficier de ces avantages, et de ce confort, il faut en passer par d’autres étapes… l’utilisation d’un logiciel OCR (de reconnaissance optique des caractères) étant nécessaire pour recréer un fichier éditable.


Retrouver l'intégralité de l'article sur Actu des ebooks