Wikileaks : Amazon devrait arrêter de vendre des livres

Clément Solym - 02.12.2010

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Depuis le début, tout ne tenait qu'à un effort d'hébergement réalisé par le marchand en ligne. Alors que depuis plusieurs jours, les câbles font scandale un peu partout dans le monde.

Mais le sénateur indépendant Joe Lieberman aura porté la connaissance au monde : Amazon, subissant de lourdes pressions, vient de lâcher Wikileaks, et cesse d'héberger le site, qui sur un de ses tweets, a confirmé la nouvelle. La dictature de la transparence lâchée par le géant commercial, qui jusqu'à présent lui servait d'hébergeur... douce ironie. Évidemment, Amazon n'est pas l'unique hébergeur, mais la situation est comique.


Une situation qui n'est pas des plus confortables, mais qui va pousser WIkileaks à migrer en Europe. Depuis mardi, de lourds ralentissements et parfois des erreurs 404ont pu être constatées, mais attendu que le site était victime d'attaques pour tenter de le museler, difficile de savoir ce qu'il en était. De multiples attaques DDoS ont assailli le serveur et plusieurs internautes ont revendiqué la gloire d'avoir fait sauter la machine.

Évidemment, la fin de l'hébergement réjouit tous les politiques à travers le monde qui avaient dénoncé la diffusion de quelque 250.000 notes de la diplomatie américaine. Et le sénateur Lieberman d'inviter tous les autres hébergeurs de Wikileaks à couper les ponts avec eux, attendu qu'aucune société avec un peu de concscience ne devrait compromettre la sécurité nationale et mettre en danger des civils à travers le monde.


Chez Wikileaks, la réaction est pour le moment simple. D'abord, le site est déjà de retour. Ensuite, le désistement d'Amazon les conduit à une analyse assez simple. « Si Amazon se sent si mal à l'aise avec le premier amendement, il devrait arrêter avec la vente de livres. »

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